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Samedi, au cours d’un point de presse à son siège, à l’ACI-2000, le Réseau ONG d’appui au processus électoral au Mali (Apem), s’est félicité du déroulement satisfaisant des deux tours de l’élection du président de la République auxquels il a participé activement.

jpg_une-2056.jpgAvec plus de 45 % de participation, le 2e tour de la présidentielle malienne de cette année, de l’avis de l’Apem, a enregistré l’un des taux les plus significatifs des deux décennies de démocratie.

Tout en saluant le bon déroulement du scrutin dans beaucoup de ses dimensions (campagne électorale, égal accès aux médias d’Etat et organisation matérielle du vote), le président du Réseau Apem, Ibrahima Sangho, a insisté sur la mise en place d’un cadre de concertation des acteurs du processus pour des élections transparentes, libres et acceptées, en particulier pour les législatives à venir.

Mamadou Seydou Traoré dit Babou, le président du Pôle d’observation citoyenne électorale (Poce), a souligné que « nous avons besoin d’un minimum de concertation et qu’il y a lieu de respecter le cadre juridique pour faciliter le jeu des institutions« . Toutes choses qui peuvent favoriser la tenue d’élections législatives apaisées à l’instar de la présidentielle.

Pour le Réseau, il faut continuer la distribution des cartes Nina pour une participation accrue aux législatives qui doivent « se tenir très rapidement ».

Pour accompagner le gouvernement de transition dans l’organisation et la mise en œuvre de la présidentielle de 2013, l’Apem a mis en place un Poce pour observer le processus, à travers les informations et les données envoyées par ses observateurs, coordonnateurs, superviseurs et points focaux qui permettaient d’apporter des mesures correctives ou de régler les insuffisances et dysfonctionnements constatés en temps réel dans l’ensemble des bureaux de vote couverts.

Le Poce était constitué par une chambre technique, une chambre intermédiaire et une chambre politique.

Par cette dernière initiative, le Réseau Apem a contribué à la paix, à la sécurité et l’acceptation des résultats. Cela lui a du reste valu la reconnaissance de l’Etat, des partenaires techniques et financiers, les partis politiques et les candidats et surtout la supervision tripartite (MATDAT, Céni, DGE).

Le Réseau a fait des recommandations et entend rester une sentinelle vigilante du processus électoral malien.

A. M. Thiam

Les Echos du 26 Août 2013