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De sa dernière réunion, tenue le mercredi dernier, le comité exécutif (CE) de l’Alliance pour la démocratie au Mali (Adéma) a clairement décidé que le parti de l’abeille aura un candidat issu de ses rangs pour l’élection présidentielle du 7 juillet prochain. Exit le …rêve du candidat unique du FDR !

Les discussions informelles avaient tenté de positionner un seul candidat comme porte-drapeau du Front uni pour la défense de la démocratie et de la République (FDR), dont les partis phares sont l’Adéma, l’Urd, le Pdes, le Parena, le Mpr, l’Udd, le PSP. C’est désormais chose impossible dans la mesure où l’URD n’a jamais caché son ambition de garder son mentor, Soumaïla Cissé (candidat à la présidentielle avortée d’avril 2012) dans la course pour la conquête du palais de Koulouba.

A l’Adéma, avec la mise hors jeu du Pr Dioncounda Traoré, président de la transition, les ambitions se font de plus en plus insistantes. Deux à trois groupes se sont constitués au sein du parti, et en toute discrétion, pour soutenir certains cadres membres du CE comme potentiels candidats. On parle d’Ibrahima N’Diaye, l’actuel président par intérim du parti, de Soumeylou Boubèye Maïga, le 4ème vice-président du parti, de Me Kassoum Tapo, un très influent membre de l’organe dirigeant du parti et non moins 4ème vice-président de l’Assemblée nationale, de Sékou Diakité, le 2ème vice-président. A ces ténors s’ajoutent d’autres cadres comme Moustaph Dicko, Tiémoko Sangaré.

Depuis trois semaines, un autre groupe se réclamant de la mouvance des jeunes du parti pointe le bout du nez pour poser » le problème d’un changement de perspective » dans le choix du candidat du parti de l’abeille. Ce groupe, tracté par Dramane Dembélé, l’ancien Directeur des Mines et de la géologie, est composé du député Yaya Sangaré, le secrétaire politique de la section de Yanfolila, Adama Noumpounon Diarra, Ousmane Maïga (directeur du barrage de Sélingué), Bréhima Sangaré, l’ancien Chef de cabinet du ministre Tiémoko Sangaré et secrétaire général adjoint de la section de Yanfolila, etc. Il serait soutenu par plusieurs membres du comité exécutif dont nous taisons les noms. Pour ce dernier groupe, le changement intervenu le 22 mars impose à l’Adéma de positionner du sang neuf, à travers « un jeune » pour la prochaine présidentielle.

Le parti doit tenir une conférence nationale en mars prochain, mais d’ores et déjà, certains ténors ont décidé de prendre leur bâton de pèlerin pour concilier toutes ces ambitions. Nous y reviendrons.

Bruno D SEGBEDJI

L’Indépendant du 18 Février 2013