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Depuis la validation par la cour Constitutionnelle des dossiers reçus, vingt huit Candidats se sont lancés dans la course vers Koulouba depuis le 7 Juillet 2013, avec des fortunes diverses sur plusieurs plans.

Certains sont à leur première participation tout juste après la création de leur formation en association politique.
– D’autres sont à plus d’une participation, ils se sont lancés encore dans la course en ayant tiré les leçons des participations précédentes en bon ou mauvais souvenir

– Enfin la catégorie des nouvelles têtes avec des partis anciens bien implantés dans le paysage politique malien.

Le point commun des Candidats c’est qu’ils ont tous un dessein fort pour un Mali humilié par les crises sécuritaires, institutionnelles et humanitaires.
Comment donc faire comprendre cela aux Maliennes et Maliens ?
C’est là toute la clé de voûte de l’Arche de la vision politique des candidats.
Définir un positionnement c’est à dire un programme de développement fondé sur un ou plusieurs axes distinctifs. Positionner et différencier son programme de ceux des autres concurrents, car aucun candidat ne peut s’imposer dans cette élection avec un projet de société qui ressemble à ceux des autres.
Comment un parti politique peut-il définir son programme et le communiquer efficacement au peuple ?

Quelle stratégie de Communication est la mieux adaptée pour ce faire ?
Voilà donc le rôle et l’importance de l’Agence de Communication dans une campagne électorale !
En ce qui concerne le cas de l’Adema-Pasj. C’est l’Agence Spirit Mccaen qui a cette lourde responsabilité depuis la veille de l’ouverture de la Campagne électorale.

Une responsabilité qui est portée gaillardement par cette agence expérimentée, qui a défini d’abord dans quel univers le candidat de l’Adema va évoluer contre les candidats avec lesquels il va rentrer en compétition. Le choix inattendu du candidat de l’Adema en la personne de Dramane Dembélé facilite la différenciation avec les autres candidats ayant au moins une participation à l’élection présidentielle ou les abonnés aux élections présidentielles.

Les attributs ou la perceptivité des actions du programme (Homme neuf, Jeune, 1ère participation, actions en faveur des différentes catégories de la population chargée de choisir etc…) sont les bénéfices que les électeurs associent fortement au Parti Adema-Pasj. Ils orienteront leur choix le jour du vote.

Choisir un Candidat porte étendard du Parti à une élection présidentielle est particulièrement délicat. C’est pourtant le Parti que l’Adema a rélevé, en désignant un Jeune, un Homme neuf pour répondre aux aspirations du peuple qui est le Changement.

Pour que les populations soient sensibles aux avantages du programme proposé par un Candidat, il faut qu’elles le perçoivent et le valorisé le Moyen classique pour ce faire repose sur les caractéristiques fondamentales du Candidat et du Parti.
C’est ce que Spirit Mccaen a compris et a mis en exécution cette différenciation en misant sur :

– les types de militants dans les 703 communes et 12 000 villages du Mali dont la caractéristique principale est la fidélité et la reconnaissance des bienfaits de l’Adema depuis 1992.

– le réseau d’information du sommet à la base et vis-vers-ça ; à travers les coordinations régionales, les sections, les sous-sections et les Comités. Ce réseau se distingue par le niveau de couverture du Pays, le niveau d’expertise en matière de vote et de performance.

– l’image de l’Adema, ses objectifs, son bilan sont des éléments essentiels qui déterminent le choix du vote de la grande majorité des populations.
Spirit Mccaen a évalué les forces concurrentielles pour ces élections et a identifié cinq menaces contre l’Adema à savoir :

– celle liée à l’intensité de la Compétition. Une campagne électorale n’est guerre attractive s’elle n’est pas investie par un grand nombre de concurrents puissants et agressifs. La situation actuelle est délicate, avec l’éveil de la conscience des populations lié aux crises multidimensionnelles que le Pays et ses populations ont vécu depuis le 17 Janvier 2012. L’électorat est assez averti et l’Homme politique est en déclin dans l’imaginaire des gens.
– Celle liée aux nouveaux candidats et aux nouveaux partis : La barrière fixée par la loi électorale pour être candidat est faible, cela a suscité l’entrée d’une multitude de candidats dans la compétition.
– Celle liée aux candidats de même gabari. Il faut savoir qu’une élection est plus attractive lorsqu’il existe des concurrents de même valeur dans l’arène électorale.
– Celle liée au pouvoir de Négociation des Structures à la base car si les militants disposent d’un éventail de Choix les uns à côté des autres, et presque de même valeur avec un coût de substitution faible, alors le pouvoir de persuasion et de Négociation se trouve disproportionné. Les élections peuvent changer de camp à tout moment.
Pour anéantir toutes ces menaces, alors la Direction de Campagne de l’Adema en étant le plus grand parti en militants et en zones d’implantation, a compris qu’il fallait ne pas multiplier les offensives, et qu’elle a intérêt à se protéger contre les attaques possibles des adversaires. Elle a identifié au préalable les zones à défendre, et sur quels domaines capituler. Pour cela, le Parti a identifié six stratégies de défense à usage du leader qu’il est à savoir :
La défense de position: elle consiste à fortifier la place du Parti dans l’esprit des militants de façon à rendre ses positions imprenables.

La défense d’avant poste: au delà de la défense de position, le Parti s’est implanté dans quelques zones en poste avancé qui servent de point d’appui à une contre-offensive.

La défense préventive: l’Adema est en position d’attaque de l’Adversaire dans plusieurs endroits avant qu’il ne déclenche les hostilités ; c’est-à-dire que l’Adema est prête anticiper les réactions de ses adversaires.
La contre-offensive: si d’autres partis réussissent à prendre position grâce à ses initiatives en terme d’implantation, l’ADEMA a préparé une opération » serval » pour contre-attaquer à partir de son » Konna » ; en envahissant à son tour la zone de prédilection de l’adversaire.

La défense mobile: consiste à se déplacer sur d’autres zones qui serviront ultérieurement de points d’appui offensifs pour l’élargissement de la base du parti.

Cette stratégie a porté fruit, de par l’adhésion de nombreux partis à la cause de l’Adema à Kayes, Keniéba, Commune VI, Koutiala à savoir l’URD, le Pdes etc.

Le repli stratégique: Reconnaissons que même en tant que grande formation politique on ne peut pas toujours défendre l’ensemble de ses zones d’implantation. La solution consiste donc à effectuer un repli stratégique (pas celle de l’armée malienne en 2012) pour mieux concentrer ses forces.

Il ne s’agit pas de quitter la zone, mais d’abandonner les lieux les moins significatifs ou ceux sur les quels il est faible. L’objectif est de consolider sa position concurrentielle autour de quelques zones d’implantation essentielles. Cette stratégie est appliquée à Niono, Yorosso, Kadiolo.

L’Adema a également sa stratégie d’attaque pour cette campagne électorale, conçue en cinq types à savoir :

– L’attaque frontale: ce type d’attaque est pratiqué dans toutes les grandes agglomérations urbaines de Kayes à Gao. Les troupes de l’Adema sont massées directement face à l’adversaire et sont alignés pied à pied sur le terrain de la publicité, des manifestations, le porte à porte. C’est ce que nous constatons actuellement sur les grandes artères des villes urbaines dans les affichages de Poster. Le candidat qui disposera des forces les plus importantes (argent, équipe mobile de campagne etc.).

– L’attaque de côté: il s’agit d’attaquer les faiblesses de l’Adversaire dans des zones données et à s’y engouffrer pour perturber l’adversaire dans son organisation. Elle est appliquée à Kita, Douentza et Niono.

– L’encerclement: consiste à lancer plusieurs attaques simultanées contre le Parti le mieux implanté dans la zone afin de le forcer à se défendre sur plusieurs fronts à la fois l’encerclement se justifie lorsque l’attaquant dispose de ressources supérieures à celles de l’Adversaire et qu’il pense arriver à une décision plus rapide en multipliant les lignes de front. Cette stratégie est appliquée à Koro, Bandiagara, Koulikoro, Nara, Bougouni etc.

– L’Ecart: c’est la stratégie offensive la plus indirecte, car elle consiste à éviter toute confrontation avec le Parti le plus implanté en s’attaquant aux zones non tenues par lui.
Elle peut se présenter sous plusieurs formes selon ses moyens de combat. C’est le cas à Baraouili, à Kéniéba, Diéma.
– La guérilla: elle consiste à harceler le Parti le mieux implanté à coup de petites attaques localisées et intermittentes.

L’objectif est d’irriter le dit-Parti afin de le déstabiliser, tout en donnant des occasions de faire parler de soi. Les Moyens employés peuvent être conventionnels ou non (discrédit sur l’adversaire, corruption, campagne hors délai etc.). Elle est en cours présentement à Macina et Banamba.

Comme, on le constate donc, le résultat d’un vote n’est jamais le produit du Hasard. Il résulte d’une conception et d’une réalisation soignées dans lesquelles les Agences de Communications se trouvent au centre dont Spirit Mccaen car il s’agit de trouver : un équilibre entre capacités créatives et méthodes analytiques, donc entre art et science.

La stratégie de campagne élaborée par l’Adema et Spirit Mccaen vise à obtenir donc des individus et des groupes d’individus ceux dont ils ont besoin et ce qu’ils désirent pour le développement du Mali.

En conclusion, elle est parfaite jusque là, on peut dire que le candidat a fait son devoir envers les militants et la balle est dans le camp des structures et des militants.

Cette stratégie nous amènera au second tour de l’élection présidentielle.
Bravo Dra – bravo la direction de campagne – bravo Spirit Mccaen.

Honorable Lanceni Balla KEÏTA.

15 Juillet 2013.