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Actualité oblige, nous ne pouvons nous empêcher de parler des politiciens, des candidats à l’élection présidentielle. Sinon, en bon croyant, nous devons nous abstenir de cela car, parler de ces prétendants, c’est porté des critiques. Pendant que la religion, notre religion n’admet pas de parler de quelqu’un en son absence. Mais puis que c’est la destiné du pays qui est en jeu et que nos présidents sont ceux qui décident de tout, cela nous amène à porter des appréciations sur le poids des différents candidats dans l’élection du 28 juillet prochain.

Les premières sorties sont vraiment révélatrices, en tout cas pour les candidats dits de grosses pointures. Nous avons dit qu’ils ont choisi les stades, mais tous n’ont pas rempli ces stades. Les stades de Mopti, Sikasso et Kayes ont une capacité de 15 000 places. Les candidats qui ont choisi d’aller sur ces installations sportives de l’intérieure du pays n’ont pas drainé la foule. Sur les images, nous avons constaté que ces différends stades étaient remplis au tiers ou à moitié, c’est-à-dire les tribunes découvertes étaient désespérément vides. Les mauvaises langues disent même qu’à Mopti, la cérémonie s’est terminée en queue de poisson, parce que perturbée par l’orage. Pourquoi ne pas le démentir ?

Pourtant à Bamako, un candidat a choisi le stade du 26 mars, cette autre installation sportive de 50 000 places. Lui et ses partisans ont fait le plein. Là aussi, des commentaires à l’allure mielleuse disent qu’il y avait encore du monde dehors. Sur la base de ce constat, pouvons nous nous faire une idée du poids de ces candidats favoris ? Où est ce que c’est un jeune loup qui viendra créer la surprise. La surprise, il y en aura. Elle ne dépassera pas le seuil de score inattendu mais pas au point de porter l’auteur à la tête de la magistrature suprême.

Les jeunes loups peuvent réaliser des scores surprenants pour l’avenir. D’ailleurs, est ce que cela n’est une des raisons de leur candidature. Car, comme vous pouvez le savoir, tous les candidats ne le sont pas pour être président, pour être président tout de suite. Un ancien candidat à la présidentielle l’a révélé : pour certains, c’est pour avoir son mot à dire, pour d’autres c’est du marketing c’est-à-dire ‘’compter avec moi’’. C’est cette dernière raison qui entraîne ‘’le partage du gâteau’’ dès que venu le moment de mettre en place une nouvelle équipe dirigeante, un nouveau gouvernement.

Dans tous les cas, les Maliens doivent sortir massivement le 28 juillet prochain pour aller voter, voter utilement pour le bien de notre qui a tant souffert. Ils ne doivent plus se laisser berner par l’étendu de la richesse d’un candidat, des slogans creux et des promesses sans lendemain. Parce que, ils les ont vus, pour ce qui concerne les candidats dits favoris, à l’œuvre. Les électeurs doivent prouver, par le vote utile, qu’ils ont compris quelques dans la gestion des affaires publiques, dans la gouvernance au sommet de l’Etat.

Déjà, des candidats se disqualifient sur la question de l’école qui figure en bonne place dans tous les programmes de société en raison du mal vie de ce secteur. Selon lui, il ne doit pas y avoir deux ministères de l’éducation, un seul pourra gérer ce domaine.

Il a prouvé sa méconnaissance de l’éducation qui est à la fois très riche et complexe pour être ramenée à un seul. Par contre, un jeune candidat, presque inconnu du grand public, a eu l’idée géniale de parler de dépôt d’or au Mali pour pallier des situations du genre que nous venons de vivre. ‘’Tout l’or ne doit pas sortir du Mali’’ a-t-il dit. En sortant de Bamako où les affiches et les panneaux géants à l’image des candidats nous agressent, en échangeant avec les populations, on se rend compte d’avantage du poids des candidats auprès des électeurs potentiels.

Drissa SANGARE

L’Express de Bamako du 18 Juillet 2013