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C’est un Cheick Modibo Diarra requinqué qui a harangué les milliers de supporteurs qui avaient pris d’assaut le Stade du 26 mars, pour le lancement de sa campagne. Il a saisi l’occasion pour fustiger les tares de notre société, qui sont à la base de la crise socio-politique que traverse le Mali et de l’effondrement de l’Etat.

La cérémonie s’est ouverte sur un message de soutien fort prononcé par le représentant des bénéficiaires du projet Pathfinder, suivi de ceux des parties politiques amis et des associations de soutien. Immédiatement après une pause musicale, le candidat du Rassemblement pour le développement du Mali (RpDM), Cheick Modibo Diarra, dans un Bamanan pur et net, a salué ses nombreux supporteurs, avant de remercier Allah et tous ceux qui ont bien voulu honorer de leur présence la cérémonie de lancement de sa campane électorale.

Ma première priorité, a-t-il annoncé d’emblée, si les Maliens me font confiance, ce sera des enfants bien formés et ma principale préoccupation sera de donner du travail aux enfants et aux femmes. Il a alors clamé qu’il était venu pour aider son pays et non pas pour gagner de l’argent. Ensuite, il a demandé à tous les chefs religieux de beaucoup prier pour le Mali.

S’adressant aux militants, il dira: «je suis devant vous pour porter le drapeau du RpDM, Je vous remercie pour cette marque de confiance ». Et Cheick Modibo Diarra de déclarer que le 28 juillet 2013 revêt un caractère particulier, à cause de la crise. «Notre grand pays, carrefour de cultures, est aujourd’hui à la recherche de ses repères. Notre patrie, le Mali, appelle de toutes ses forces tous ses enfants, pour un Mali apaisé» a-t-il ajouté.

Cheick Modibo Diarra a ensuite dévoilé sa vision pour un Mali nouveau. Il s’agit de la santé, de l’éducation, de la sécurité et du travail, dans un Mali offrant de bons salaires à tous ses enfants. «Nous avons une vision d’un Etat fort, avec une armée forte, un État où vivent des citoyens de leur environnement, un Mali où il fait bon vivre».

Ce que nous proposons, a poursuivi Cheick Modibo Diarra, c’est un changement par la rupture. Si le peuple m’accorde sa confiance, je ne ferai que ce que je pourrai, a-t-il assuré. Avant de clamer qu’il s’efforcerait de mettre tout le monde au travail, de redonner au peuple courage et espoir. «Mais il faut qu’on se donne la main pour travailler ensemble». Il s’est proposé de continuer à visiter les marchés pour s’enquérir des prix des denrées de première nécessité, de donner des tracteurs aux vrais agriculteurs et d’aider au transport des récoltes des paysans.

Enfin, Cheick Modibo Diarra a annoncé qu’il était avec les religieux et qu’il avait reçu la bénédiction des musulmans. Pour clôturer la cérémonie, Cheick Modibo Diarra a récité plusieurs sourates, pour le grand bonheur de tous ceux qui ont fait le déplacement.

Pierre Fo’o Medjo

Le 22 Septembre du 15 Juillet 2013