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Il s’agissait d’une rencontre sur le processus électoral entre les journalistes et le ministre de l’administration territoriale, le général Kafougouna Koné, ce lundi 30 janvier. Mais les hommes des médias ont entrainé le ministre sur le terrain de la situation au nord du pays, amenant ce dernier à déclarer l’administration incompétente sur la question de la tenue ou non des élections en avril.

Interpellé sur la possibilité de tenir les élections en avril 2012, compte tenu de la situation de rébellion qui prévaut au nord du pays, le ministre de l’Administration territoriale et des Collectivités locales n’est pas allé par quatre chemins. Selon lui, son ministère est incompétent pour se prononcer sur la tenue des élections. Selon Kafougouna Koné, cette question relève de la compétence de la cour constitutionnelle.

Par ailleurs, il reconnait qu’une véritable menace plane sur les élections tant l’insécurité entraine les populations et même l’administration à l’exode. Sur ce point, le ministre dira que seule la cour constitutionnelle est compétente et habilitée à se prononcer sur cette question.

Le ministre a annoncé qu’un comité de pilotage a été mis en place au niveau de son département comprenant plusieurs ministères. Ce comité est également présent au niveau des régions, cercles,arrondissements. Pareillement, au niveau de la primature un comité interministériel a été mis en place. Pour le ministre, c’est dans un souci de sécuriser notre état civil que l’option de la RACE été choisie par rapport au RAVEC. Par rapport à ces élections de 2012, il y a un stock disponible d’encre indélébile suffisant pour permettre aux électeurs de voter et au referendum et aux élections présidentielles, a dit Kafougouna Koné.

Le besoin en urnes est de 35000 urnes, élections couplées obligent. Il est aussi important de gérer les délais que les bulletins de vote. Les sécuriser est une exigence de la classe politique (numérotation, souches etc.), avoir un opérateur indépendant et neutre. Pour lui l’affaire du marché de bulletin contesté est au niveau de la Cour suprême. D’autres actions en cours sont entres autres l’identification, la formation des agents électoraux pour les deux élections (referendum, présidentielles).

En partenariat avec cet organe, il dira que son département participe avec la DGE à la confection du fichier électoral. Concernant le parrainage d’un candidat indépendant, il faut la signature de 10 députés et cinq conseillers communaux par région pour qu’un candidat indépendant puisse se présenter. La caution est de 10 millions pour la présidentielle et 50 000FCFA pour la députation. Quant à l’organisation de la campagne, pour la présidentielle, elle sera ouverte le 8 avril et close le 27 avril, le 29 avril étant le jour du scrutin.

Fakara Faïnké

Le Républicain du 31 Janvier 2012