Partager

Les Togolais élisaient jeudi leurs députés au cours d’un scrutin retardé par une série de manifestations antigouvernementales et où l’opposition, bien que divisée, cherche à marquer des points face au régime de Faure Gnassingbé à 02 ans de la présidentielle. Ces élections sont le plus récent chapitre d’une lente transition vers la démocratie. L’opposition et la société civile ont manifesté ces derniers mois pour réclamer des réformes préalables au scrutin, initialement prévu en octobre 2012. Divisée, l’opposition est représentée pour l’essentiel par le collectif « Sauvons le Togo » et la coalition Arc-en-Ciel. Les pays d’Afrique de l’Ouest et l’UA ont déployé des observateurs après une campagne largement pacifique. Le chef de la mission de l’UA, Kabiné Kamara, ancien Premier Ministre de Guinée Conakry, nous a déclaré que les choses se déroulaient relativement bien en début de scrutin, avec des bureaux de vote ayant ouvert à l’heure pour la plupart. L’opposant Jean Pierre Fabre, après avoir voté à Lomé, a toutefois dit avoir entendu parler de bureaux de vote qui ont ouvert en retard et de matériel électoral non livré à temps dans certains endroits. « Malgré cela je demeure confiant »,nous a-t-il assuré. Dans la capitale, c’est la ministre de la promotion de la Femme Patricia Dagban-Zonvidé qui conduit la liste de l’UNIR, le parti au pouvoir. Les résultats définitifs ne sont pas attendus avant plusieurs jours. AFP.