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L’élection des chefs de département d’enseignement et de recherche (DER) pose problème à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Fseg). Des membres de la section syndicale de l’enseignement supérieur du Syndicat national de l’éducation et la culture (Snec) dénoncent le laxisme des autorités universitaires et exigent l’application stricte des textes.

Le secrétaire général de la section de l’enseignement supérieur du Snec, Ismaïla Komé, et son adjoint, Djiguiba Sissoko, ont rencontré des journalistes mardi à la Bourse du Travail pour les informer de la situation qui prévaut à la Fseg.

Pour M. Komé, la Fseg est plongée depuis 2008 dans une situation « d’illégalité et de non droit ». Depuis cette date, ce sont des maîtres-assistants et assistants qui assurent les fonctions de chef de DER, contrairement aux textes de l’Université. Ces derniers ont accédé, selon lui, à ces postes suite à un référendum en lieu et place d’une élection pourtant prévue par les textes.

Les conférenciers accusent le doyen de la Faculté Adama Sanogo de vouloir maintenir coûte que coûte cette « situation de non droit » qui lui permet d’écarter les professeurs de rang A susceptibles de prétendre à son poste lors des élections des doyens prévues en mai 2011.
En effet, l’article 108 du décret 06-115/PRM du 16 mars 2006 stipule que devant la candidature des enseignants de rang A (maître de conférence et professeur), celles des assistants et maîtres-assistants sont automatiquement écartées.

Pour contourner cette disposition réglementaire, l’administration de la Fseg a procédé le 17 décembre dernier lors des élections des chefs de DER à un référendum qui a permis d’éliminer les deux candidatures valables devant les textes. Il s’agit de celles d’Antoine Fernand Camara et d’Alpha Ouri Pléah, tous maîtres de conférence.
Les textes stipulent aussi qu’en l’absence de la candidature des enseignants de rang A, les assistants et les maîtres-assistants peuvent postuler. Ce qui n’était pas le cas à la Fseg.
Djiguiba Sissoko a révélé que malgré plusieurs décisions du recteur de l’Université instruisant au doyen de la Fseg d’organiser les élections conformément à l’article 108, celui-ci s’entête et persiste à violer les textes depuis 2008.

 » Aujourd’hui, il n’y a pas une autorité légitime à la Fseg », a renchéri Djiguiba Sissoko faisant référence à l’arrêté 125 de la Section administrative de la Cour suprême révoquant le doyen Adama Sanogo. Les syndicalistes considèrent qu’en plus des trois DER dirigés par les enseignants assistants et maîtres-assistants au détriment de leurs pairs du rang A et en violation des textes et un doyen révoqué, qu’ils sont face à une administration illégitime à la Fseg.
 » Si les textes ne sont pas appliqués, la Faculté sera paralysée », a menacé Djiguiba Sissoko. Et de préciser que leur combat vise à l’application stricte des textes.

Amadou Waïgalo

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Mensonge !

Les conférenciers se sont portés en faux contre l’allégation de Pr. Djibonding Dembélé, secrétaire général de la section du Snesup (Syndicat national de l’enseignement supérieur) de la Fseg et de la FSJP. Ce dernier a soutenu lors d’une conférence de presse que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Mme Siby Ginette Bellegarde, fait tout pour imposer ses « protégés » comme chef de DER à la Fseg.

 » Ce sont des mensonges, Djibonding sait que c’est un mensonge ce qu’il raconte. Le ministre fait partie des gens qui ont approuvé la révocation en 2004 des deux personnalités qu’elle est supposée soutenir », ont martelé les syndicalistes.

A. W.

29 Décembre 2010.