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Y a-t-il eu faux et usage de faux ?

En attendant le verdict du Tribunal Administratif de Bamako appelé à statuer sur les cas d’irrégularités recensés par la partie perdante à l’issue du vote, l’heure est au questionnement.

Ousmane Babalaye Daou, tête de liste B a-t-il voté lors du scrutin du 17 mars 2007 ? Qui l’a autorisé ? Avait-il la qualité de se présenter ?

En attendant, le Tribunal Administratif de Bamako lors de son audience publique extraordinaire du vendredi 16 mars 2007, a annulé l’inscription de Ousmane Babalaye Daou sur la liste des candidats à l’élection consulaire des membes du Conseil Malien des Chargeurs pour défaut de qualité, conformément aux dispositions de l’article 2 du décret n°99-426/P-RM du 29 décembre 1999. Ce décret fixe l’organisation et les modalités de fonctionnement du Conseil Malien des Chargeurs (CMC). Pour Amadou Djigué et ses partisans, ledit décret a été violé dans tous ses compartiments.

Selon les partisans du président sortant du CMC, la commission d’organisation ne devait pas accepter la présence de Ousmane Babalaye Daou dans l’enceinte du bureau de vote, encore moins l’autoriser à voter.

Selon nos sources proches de M. Djigué, certaines dispositions dudit décret stipulent que pour être membre du CMC, il faut être importateur ou exportateur ou bien être transitaire. Or , soutiennent-ils, Ousmane Babalaye n’est ni importateur ni exportateur encore moins transitaire.

Est-ce pour cette raison que son inscription sur la liste a été annulée ?

De la complicité de certaines autorités

La décision d’annulation de l’inscription de Ousmane Babalaye Daou rendue par le Tribunal Administratif de Bamako avait été affichée dans la cour du CMC bien avant le début des opérations de vote, cela pour édiffier les uns et les autres. Mais ordre avait été donné par le président de la commission électorale, le procureur de la commune I M. Aliou Nampé, sur constat d’huissier d’enlever l’affichage. Par cet acte, les partisans de Djigué accusent le président de la commission électorale de soutenir un candidat contre un autre contrairement à la loi qui l’oblige d’observer un comportement de neutralité.

Est-ce un cas de jurisprudence que l’on veut ériger en loi ? En tout cas, si rien n’est fait, le cas Ousmane Babalaye Daou pourrait être cité comme exemple, surtout que nous sommes dans une période électorale. Mais, est-ce que l’annulation de l’inscription de M. Daou sur la liste électorale doit avoir des conséquences sur l’ensemble des personnes qui figurent sur la même liste ?

Daba Balla KEITA

29 mars 07