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La police égyptienne a tiré mercredi des gaz lacrymogènes sur des centaines d’étudiants partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée au Caire, selon le journal gouvernemental Al-Ahram. Plusieurs étudiants ont été arrêtés, notamment parce qu’ils scandaient des slogans hostiles à la police et l’armée. Cette manifestation est intervenue alors que la coalition pro-Morsi chapeautée par les Frères musulmans, la confrérie du chef d’Etat destitué, a promis d’accentuer sa mobilisation, après que le gouvernement a déclaré « terroriste » le mouvement islamiste vieux de 85 ans. « Alors que les grèves étudiantes sont parvenues à faire trembler les bases du régime putschiste, la coalition appelle à une grève nationale décisive et graduelle », a affirmé l’Alliance anti-coup d’Etat dans un communiqué. La police a également dispersé à coup de grenades lacrymogènes des étudiants pro et anti-Morsi qui s’affrontaient à Zagazig, la ville natale de M. Morsi dans le delta du Nil. Mercredi, les forces de sécurité ont fait main basse sur une nouvelle impression clandestine des Frères musulmans, à Alexandrie (nord), ont indiqué à l’AFP des responsables des services de sécurité. Deux des trois frères accusés de diriger cette presse secrète ont été arrêtés, ont ajouté ces responsables. AFP