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Dans le cadre de la mise en œuvre de son programme « My rights, my voice », l’Ong Oxfam en collaboration avec le Conseil consultatif des jeunes, a organisé, le 22 mai 2014 à l’hôtel Radisson Blue, un dialogue intergénérationnel sur le thème : « Éducation et santé sexuelle et reproductive des jeunes : enjeux et perspectives ». Objectif : informer les jeunes filles sur les dangers liés à la sexualité. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le ministre de la Jeunesse et de l’instruction citoyenne.

Conscient que de nombreux jeunes du Mali, notamment les filles ne maîtrisent pas les problèmes liés à la sexualité, le genre et même leurs droits fondamentaux qui, par conséquent, les exposent aux grossesses non désirées, les mariages précoces, le VIH sida, l’Ong Oxfam s’emploie à briser le tabou autour de ce sujet qui nuit à leur épanouissement socio-économique.

Pour se faire, elle entend favoriser l’accès des jeunes filles à l’information variée et de qualité sur tous les aspects de la santé sexuelle et de la reproduction. C’est ce qui explique l’organisation de l’atelier d’échanges le jeudi 22 mai 2014. En outre, en plus du Président d’honneur, Ahmed Mohamed Ag Hamani du CCJ, la rencontre a enregistré la participation de Aminata Dramane Traoré et de Aliou Nouhoum Diallo.

A en croire le directeur général de Oxfam, Moussa Faye, la rencontre consiste à établir un cadre de dialogue entre les jeunes et les anciens sur la question. Selon lui, l’insuffisance d’éducation à la santé sexuelle et reproductive et les mariages précoces constituent aujourd’hui un obstacle socio-économique empêchant les jeunes filles de terminer leurs études. Il dira que l’objectif est de les aider à réaliser leur potentiel, leurs droits à la santé et à l’éducation.

« C’est la raison pour laquelle Oxfam mène un programme d’une durée de trois ans au Mali, dans le cadre du programme international « My rights, my voice, afin d’autonomiser les enfants et les jeunes maliens à revendiquer leurs droits à l’éducation et à la santé sexuelle », a expliqué M. Faye.

Pour le ministre de la Jeunesse et de l’instruction citoyenne, le caractère tabou des informations relatives à la santé sexuelle et reproductive dans notre société continue d’influencer sa promotion et fait que plusieurs jeunes sont victimes compte tenu de l’insuffisance d’informations en la matière. Du coup, estime-t-il, une bonne santé de la reproduction au niveau des écoles est gage d’une éducation de qualité en ce sens qu’elle prévient les maladies et les situations qui peuvent entraver le taux d’achèvement d’un cycle à un autre.

Youssouf Z Kéïta

23 Mai 2014.