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Le ministère de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, en charge de la mise en oeuvre de la politique nationale de l’éducation non formelle, était face aux acteurs du dévéloppement socio-économique du Mali le jeudi 24 juillet 2008. La rencontre a eu lieu dans la salle de conférences de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali (CCIM).

Elle a enregistré la présence de M. Bakary Togola, président de l’Assemblée Permanente des Chambres d’Agriculture du Mali (APCAM), M. Jeamille Bittar, président de la CCIM, M. Nouhoum Diakité, directeur Nationale de la Cellule de l’Education non formelle ainsi que Mme Sidibé Aminata Diallo, ministre de l’Education de Base de l’Alphabétisation et des Langues Nationales.

La reconnaissance des opérateurs économiques

Par la voix du président de la CCIM, M. Jeamille Bittar, les opérateurs économiques du Mali ont exprimé leur reconnaissance face à l’attention et l’intérêt que le département en charge de l’alphabétisation porte à leur égard. De mémoire de Malien, à la CCIM, il parait que c’est la première fois qu’un ministre en charge de l’éducation décide de rencontrer les opérateurs économiques.

En tout cas, la demarche a été vivement saluée par les participants. “Nous sommes plus que jamais décidés à repondre à votre appel pour faire reculer de façon considérable, l’analphabétisme qui caratérise aujourd’hui près de 70% de la population malienne”, a dit Jeamille Bittar.

Les affaires riment avec instruction

Le Mali, situé au coeur de l’Afrique occidentale est un terreau fertile pour les investisseurs et le transfert de technologies. C’est pour cette raison d’ailleurs que des missions commerciales ne cessent de séjourner au Mali pour explorer davantage les créneaux porteurs. Les hommes d’affaires maliens les plus connus pourraient tirer davantage de profits de ces missions s’ils savaient lire et écrire.

Puisqu’il n’est jamais trop tard pour apprendre, les hommes d’affaires qui n’ont pas eu la chance de bénéficier de l’éducation formelle ont besoin d’une attention particulière en matière d’alphabétisation. Ils ont besoin de séances de formations en comptabilité simplifiée. La Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali a demandé à Mme la ministre de plaider sa cause auprès des plus hautes autorités pour la mise en place d’un centre d’alphabétisation.

Le renouveau de l’action publique

Les épouses des Chefs d’Etat africains se sont engagées à promouvoir l’alphabétisation dans leurs pays respectifs. A la suite des premières dames d’Afrique, le président de la République du Mali, dans le cadre du renouveau de l’action publique contenu dans son Projet de Développement Economique et Social (PDES), a pris des initiatives en faveur de l’alphabétisation.

Déjà en novembre 2007, un document de politique nationale de l’éducation non formelle a été adopté. “Je viens solliciter auprès de vous, au nom de ceux qui travaillent, le droit d’apprendre, de lire, de compter. Notre responsabilité est bien là, l’Education de Base souhaiterait établir avec vous un partenariat autour du Non Formel, pour l’accès des non alphabètes à la connaissance.

Par cette démarche, le ministère de l’Education de Base de l’Alphabétisation et des Langues Nationales souhaite votre progrès, parce que les Ressources Humaines seront dotées de capacités mentales nouvelles leur permettant d’inventer des stratégies susceptibles de donner un plus à l’entreprise.

L’Education de Base ne veut plus d’analphabète sur les lieux de travail ni à la maison”, a déclaré Mme Sidibé Aminata Diallo.

Daba Balla KEITA

25 Juillet 2008