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“Tout est parti de la mort de Mamadou Dramane Traoré de la FSJE qui a occasionné la mise en place de la cellule de crise nationale qui a ensuite organisé un congrès extraordinaire les 29 et 30 décembre 2004 à la FSJE avec à la tête Mohamed Bassirou Bamba de l’ENSUP. A l’appel du président d’honneur Niaga Tembely par le chef de l’Etat pour lui confier la mission de taire la crise, lors de la convocation du 1er Comité Directeur, Niaga était présent au Comité Directeur pour nous demander ce qu’il y a comme solution aux revendications.

Les doléances étaient le départ du ministre juste pour Papou, la remise de l’internat au CNOU (Centre National des oeuvres Universitaires). Il a fait le compte rendu et c’était le dernier délai, car le 2e comité directeur était celui de la décision. Au cours de ce 2e CD, Niaga nous dit que le ministre a voyagé et qu’on lui donne une semaine. A ce CD, tout le monde était armé. Nous avons accepté.

A la fin d’une semaine, nous avions signé un pacte. Les clauses étaient : l’organisation du congrès qui allait passer entre les mains de Niaga Tembely. Là, il n’y aura pas de question de parti pris afin qu’il y ait un congrès apaisé et acceptable par tous pour un bureau crédible. Ce pacte parlait aussi d’une école apaisée et performante . Nous avons été les 1er acteurs d’une école apaisée par devoir de génération. Je parle sous le contrôle de Niaga Tembely comme témoin. Nous l’avions signé pour tout le respect et la confiance que nous avons portés à Niaga Tembely ; parce que nous avons vu que lui et d’autres se battaient à fournir des efforts pour restaurer l’acalmie au sein de l’espace scolaire Malien qui connaissait à l’époque une très grande crise et une agitation pouvant dégénérer en catastrophe.

Le pacte a été violé, nous avons été empêchés de participer au congrès par les forces de l’ordre. Un soit-disant bureau a été mis en place et le secrétaire général nommé par le ministre. Je déplore l’implication du ministère dans la gestion interne de l’AEEM. Un bureau de coordination qui ne revendique pas. A l’époque, nous avions vu le bureau de Mohamed Niaré organiser des cadres de sensibilisation avec le président d’honneur Niaga Tembely. Un cahier de doléances satisfait à 56% et une coupe de martyrs organisée par le bureau de l’AEEM et son initiateur Niaga Tembely. Une coupe des Martyrs riche en activités où toutes les écoles ont défilé .Il y eut de très beaux matches ,et toutes les équipes étaient riches en équipements sportifs. C’était la belle fête dans la grande famille de l’AEEM.

Aujourd’hui, c’est un comité de soutien au ministre de l’Eduction qui est là et non un bureau. Le comité de gestion de l’internat a remis l’internat au CNOU( parole de la cellule de crise et du président d’honneur). Allez-y voir celui de l’école de Médecine (FMPOS). Aujourd’hui, l’école malienne est malade, les professeurs sont de bonne foi et veulent enseigner .Mais il y a un manque de matériels didactiques, de salles de classe pour les lycées et écoles professionnelles dans les régions. Les étudiants souffrent du non-paiement des trousseaux et des bourses à temps. Au Mali, l’année universitaire compte 5 à 6 mois dans les autres facultés, mais 3 à 4 mois à la FSJE. Un syndicat qui ne révendique pas n’est pas un syndicat. Du bureau de Sadio Tangara à celui de Safouné Togo, ce sont des comités de soutien au ministre auxquels on a assisté.

Aujourd’hui, je suis exclu arbitrairement, mais j’en veux beaucoup à Niaga Tembely qui a brisé notre élan. Sinon, aujourd’hui on aurait dû avoir la situation en main. Mais je suis sûr que ça va changer. Nous exclure arbitrairement parce que justice a été demandée?”

Oumar Maïga ex-secrétaire administratif du comite AEEM de la FLASH et de la cellule de crise nationale.

10 juillet 2006