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Les examens de fin d’année approchent à grand pas dans notre pays. Les élèves et étudiants sont à pied d’œuvre pour les passer avec brio. Mais si certains passent des nuits blanches à réviser leurs leçons, d’autres par contre croient à la puissance de cette chose qui est devenue incontournable dans toutes les entreprises humaines : l’argent

Le mois de juillet est une période qui hante tous les élèves et étudiants au Mali. Cette hantise est due aux examens de fin d’année. Au lieu de travailler et de s’atteler à la tâche durant l’année scolaire, certains candidats passent leurs temps à s’amuser et à faire la java pour faire recours à l’approche des examens à des réseaux qui ne sont fonctionnels que du mois de Mai au mois d’Août. Ces réseaux sont formés par des personnes qui maitrisent tous les contours du système éducatif et connaissent les moyens pour l’admission de ces candidats malgré leurs insuffisances au travail. On leur donne des sujets d’examens à l’avance. Ils sont à tous les niveaux du système de l’éducation nationale, du professeur qui dispense les cours aux agents des Ministères de l’éducation en passant par ceux des académies. Seuls les plus offrants sont admissibles dans ce circuit où le prix varie entre 200 000 et 500 000 FCFA. Avant c’était seulement au niveau baccalauréat que l’on observait de telles pratiques.

Mais qui ne se souvient de la fuite des sujets de l’examen du DEF session 2011 ? Selon une jeune candidate au bac session 2011, il suffit de connaitre le bon réseau et d’avoir de l’argent. Sa mère a payé 400000 FCFA pour réussir au bac malgré le fait qu’elle n’avait que 9/20 comme moyenne de classe. Elle a su l’existence du réseau par le biais d’un de ses professeurs qui se charge de leur trouver des clients. Si d’autres sont satisfaits des services de ces réseaux, d’autres par contre ont été victimes d’escroquerie dans ce milieu.

Tel a été le cas de F.T jeune candidate malheureuse au Bac qui a vu ses 300000 FCFA réduits à néant par des escrocs qui lui ont fourni de faux sujets avant les épreuves. Et cette année elle se fixe comme objectif de travailler avec hargne pour ne pas faire les mêmes erreurs. Ces actes répréhensibles par la loi se font quand même au vu et au su de tout le monde et ceux qui se sont hasardés à poursuivre ces personnes en justice sont quasiment restées sans suite, faute de moyens ou de relations. Les parents d’élèves qui doivent s’opposer à ces pratiques destructrices de l’éducation de l’enfant sont les premiers à y faire recours. sûre : à force de faire recours à la facilité et à la magouille, on finira tôt ou tard par montrer ses limites.

ADIARATOU SANGARE

Le Républicain du 21 Juin 2012