Partager

Les enseignants des établissements secondaires observent à partir d’aujourd’hui une grève de 48 heues suite à un préavis de grève déposé sur la table du gouvernement le 16 octobre 2007. Jugé de grève d’avertissement, elle annonce une crise profonde qui a tendance à s’installer dans la durée.

Dans un préavis de grève déposé sur la table du gouvernement, le 16 octobre dernier, la coordination des syndicats de l’enseignement secondaire exigeait la satisfaction de sept points de revendication pour palier les frustrations occasionnées par le flou qui entoure le plan de carrière des travailleurs de cet ordre d’enseignement.

En effet, les enseignants réclament l’octroi d’une indemnité de logements, la rémunération de l’evaluation de la formation modulaire, le paiement avec rappel de l’indice financière de l’augmentation de la valeur indiciaire des professeurs contractuels à compter du 1er janvier 2007.

Au-delà de ces revendications financières, certaines dispositions règlementaires régissant la profession sont jugées non favorables à l’épanouissement de l’enseignant.

C’est ainsi que la coordination des syndicats dirigée par Tiémoko Dao demande la relecture de l’article 60 de la loi n°99-046 du 28 décembre 1999 portant loi d’orientation sur l’éducation, la relecture du décret n°03-324 du 06 août 2003 portant statut particulier du personnel enseignant de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale, la levée des obstacles juridiques et l’application correcte des décrets n°00-598, n°00-599 du 4 décembre 2000 portant cadre organique des académies et des centres d’animation pédagogique.

La coordination des syndicats de l’enseignement secondaire est composée notamment du syndicat national des travailleurs de l’enseignement secondaire, du syndicat des professeurs contractuels de l’enseignement secondaire, du syndicat national de l’enseignement technique et professionnel, du syndicat national des professeurs de l’enseignement secondaire.

La commission de négociation qui a été constituée pour diligenter les négociations n’a pas produit les effets escomptés. L’echec de ces négociations, tenues les 29 octobre et 2 novembre derniers, a eu pour consigne le maintien du mot d’ordre de grève des enseignants qui, précisent-ils, est une grève d’avertissement.

Joint par nos soins, Tiémoko Dao a estimé que la grève est inévitable en raison de la rupture des négociations.

Seydou Coulibaly

06 novembre 2007.