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A l’issue d’une assemblée générale qu’il a tenue le lundi 16 février 2009 dans les locaux de la Flash, le comité AEEM de cet établissement a décrété une grève de 72 h pour protester contre l’insuffisance de salles. Il interpelle aussi les autorités sur la question des heures supplémentaires qui se trouve au centre d’une polémique entre l’Etat et le syndicat d’enseignants.

Le secrétaire général du comité AEEM de la Flash, Hamadoun Traoré également secrétaire général du bureau de coordination, a fustigé l’attitude des autorités universitaires qui envoient, chaque année dans les Facultés des milliers d’étudiants sachant bien qu’il n’y a pas de salles. « Cette année, plus de 8000 étudiants ont été orientés à la Flash. Ceux-ci n’ont pas commencé les cours depuis la reprise le 5 mai 2008 faute de salles », a regretté Hamadoun Traoré. Et d’exiger la construction de nouvelles salles au profit des nouveaux bacheliers.

La question des heures supplémentaires était également à l’ordre du jour de l’assemblée générale de l’AEEM. Les étudiants de la Flash s’inquiètent de la décision des enseignants de renoncer à ces heures supplémentaires, ce qui conduira, craignent-ils, à l’arrêt de la moitié des cours.

« Si jamais les enseignants renoncent aux heures supplémentaires, c’est 50 % des heures de cours qui seront menacés » , croit savoir le secrétaire général du comité AEEM de la Flash. Il a indiqué que la grève de 72 h est un avertissement aux autorités qui devront très rapidement recruter des enseignants et construire des salles de classe. « En cas de satisfaction de nos doléances, nous sommes prêts à reprendre les cours dès demain, au cas contraire… »

Au Mali, les établissements universitaires souffrent du phénomène récurrent des effectifs pléthoriques. Une pléthore qui constitue un casse-tête chinois dans le bon fonctionnement de l’Université. Dans la plupart des Facultés, de nombreux étudiants, faute de place, suivent les cours à l’extérieur des salles. Ces derniers sont affublés de l’épithète « Maliens de l’extérieur ».

Amadou Waïgalo