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Le torchon brûle entre le département de l’Education nationale et le comité exécutif national du Syndicat national de l’enseignement supérieur (Cen-Snesup). En effet, ce dernier a mis en exécution mardi 11 juillet 2006 son préavis de grève de 48 h déposé le 26 juin dernier. Toutes les facultés, grandes écoles, centres de recherches affiliés au grand syndicat de l’enseignement supérieur observent le mot d’ordre de cessation des activités.
De la Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontostomatologie (FMPOS) à la FSJE en passant par l’IPR-Ifra, l’ENI, etc. la grève est suivie. A l’EN Sup/Flash toutes les soutenances prévues ont été reportées. Le Centre national de recherche scientifique et technique (CNRST) et l’Isfra observent également le mot d’ordre de grève. A la Fast, la délibération des examens prévue pour hier n’a plus eu lieu.

Toutefois, à l’Institut universitaire de gestion (IUG), les examens de certaines classes qui ont débuté lundi se poursuivaient normalement. Cette situation découle, selon le secrétaire général du Cen-Snesup Abdou Mallé , du fait de leur faible présence à l’IUG. « La majeure partie des enseignants de cet établissement sont membres du Snec. Nos militants observent la grève », a précisé M. Mallé.

Au moment où nous mettions sous presse, les négociations n’avaient pas débuté. Seulement une rencontre était prévue entre le premier responsable de l’Education nationale et le bureau central du Cen-Snesup conduit par leur secrétaire général Abdou Mallé. « Il n’y aura pas question d’affinité entre nous et le ministre. Ce qui compte pour nous c’est la satisfaction de nos revendications », a affirmé le secrétaire aux relations extérieures du bureau central M. Tamboura.

M. Mallé a déploré la négligence des autorités dans cette crise. « Lorsque nous avons déposé le préavis de grève le département de la Fonction publique nous a demandé de déposer le mémoire en défense, chose faite depuis le 3 juillet. Mais depuis plus rien ». « On est en droit de se demander si les autorités ont le souci de l’avenir de l’école malienne », a ajouté M. Mallé.

Hier matin le bureau central était réuni à l’EN Sup pour discuter de la suite à réserver à l’après-grève. Déjà le Cen-Snesup envisage de mener d’autres actions à partir du lundi 17 juillet.

La grève de ses deux jours du Cen-Snesup est due à la lenteur dans le traitement de ses principales revendications : logement, hiérarchisation ; la question des enseignants promus du Cames qui n’ont pas à ce jour bénéficié d’une bonification d’échelon. A cela s’ajoute la transposition des enseignants promus au grade de professeurs par le décret n°06-036/P-RM du 31 janvier, à l’inadaptation des textes réglementant les tâches liées aux examens.

Amadou Sidibé/Les Echos

12 juillet 2006