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Le week-end dernier, les formateurs du Plan d’Accompagnement de la Généralisation de l’Education Environnementale (PAGEEM) sont rentrés à Bamako en provenance de Tombouctou où ils étaient partis animer des ateliers de formation des formateurs en éducation environnementale.

Cette information des directeurs de l’Académie d’enseignement de Tombouctou intervient après celle de ceux de Gao et de Kidal.

Durant une semaine (du 2 au 8 septembre 2005), ces formateurs du PAGEEM, Samou Kéïta, Mocar Moussa Diarra et Cheick Mouhamoud Thiam ont développé des thèmes qui s’articulaient autour de cinq points-clés à savoir, la maîtrise du concept et de l’approche de l’éducation environnementale qui passe par la définition même de l’éducation environnementale, la découverte de ses éléments, l’établissement des relations entre, d’une part, l’environnement et la qualité de la vie, et d’autre part, entre l’environnement et la pauvreté.

En second lieu, il faut noter la maîtrise des techniques de lutte contre la désertification, la sécheresse et la pollution.

A côté de cela, les formateurs mettent l’accent sur l’identification et l’application d’autres techniques d’obtention des jeunes plants pour le reboisement.

Ils développent également des techniques de gestion des ordures, des eaux usées et de lutte contre l’érosion.

En troisième lieu, la maîtrise des stratégies d’intégration de l’éducation environnementale dans les programmes scolaires de l’éducation fondamentale.

Dans ce cadre, l’identification et l’explication des termes d’intégration, la description des techniques pédagogiques actives, la préparation et l’exécution des leçons intégrées sont, entre autres, des modules présentés par les formateurs du PAGEEM.

En quatrième lieu, la conduite du Projet d’Action Environnementale (PAE) qui doit être régulièrement suivi et évalué.

En dernier lieu, l’organisation et l’évaluation en passant par l’exécution des session de formation par les académies d’enseignement elles-mêmes.

En plus de ces compétences développées, des thèmes ont porté sur les écosystèmes, la biodiversité, la bio-accumulation, l’assainissement de l’eau, la fixation des dunes.

Au plan pédagogique, des thèmes traités ont trait à l’évaluation de l’apprentissage, les stratégies d’intégration de l’éducation environnementale à l’école, la démarche participative et partenariale qui implique toutes les couches de la société.

Il s’agissait, à travers des exposés, de dégager une synergie entre formateurs et directeurs d’académie qui sera mise au service des maîtres puis des élèves. L’objectif visé est de réussir une véritable mobilisation autour des questions environnementales.

Pour ce faire, le PAGEEM estime à juste raison, que l’école est le principal vecteur de vulgarisation des notions de protection, de sauvegarde et de promotion de l’environnement.

C’est pourquoi, sous la houlette de son Directeur, Malick Kéïta avec la supervision du Directeur national de l’Education de base, Souleymane Koné, qui en est son régisseur, le PAGEEM développe, par le biais de l’éducation, une politique de promotion des aptitudes, des attitudes, des valeurs auprès des jeunes générations afin qu’elles participent, de façon consciente et active, à la gestion rationnelle des ressources naturelles et à la résolution des problèmes de dégradation de l’environnement, à travers une relation interactive entre l’école et la population.

Ainsi, les groupes cibles du PAGEEM sont l’ensemble des élèves de l’enseignement fondamental, les professeurs des Ecoles de Formation des Maîtres (EFM), les élèves maîtres des écoles de formation, les élèves de l’enseignement secondaire et les animateurs des Centres d’Education pour le Développement (CED).

Ensemble, ils décident d’agir sur l’environnement afin d’inverser la dangereuse tendance qui le menace.

Alassane DIARRA

15 septembre 2005.