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L’UNESCO a organisé, du 29 au 30 juillet à l’hôtel Salam, un atelier national pour faire le bilan du programme de formation et d’information sur l’environnement et le plan d’accompagnement de la généralisation de l’éducation environnementale au Mali (PFIE-PAGEEM). De sa date de mise en œuvre en 2001 à nos jours, le programme a pu, entre autres, former 1 050 membres de l’équipe pédagogique locale, 3 892 directeurs d’école dont 800 ont bénéficié de deux sessions de formations sur les trois prévues. A cela s’ajoute l’encadrement de 6 230 enseignants du fondamental et la mise à disposition de plusieurs modules de formation à l’intention des différents acteurs.

ouverture des travaux de la rencontre a enregistré la présence du ministre de l’Education, de l’alphabétisation et des langues nationales, le Pr Salikou Sanogo, en présence du représentant résidant de l’UNESCO au Mali, Juma Shabani.

Mis en œuvre en 2001, suite aux recommandations du sommet des Etats du CILSS tenu à Dakar en 1996, appelant chaque pays membre à pérenniser les acquis du programme de formation et d’information sur l’environnement (PFIE 1990-2001) initié par le CILSS avec l’appui de l’Union européenne, le PAGEEM est l’expression même de la volonté affichée du gouvernement malien à former le citoyen de demain pour faire face aux nombreux défis environnementaux, dans la bande sahélienne en particulier.

Le PAGEEM développe, par le biais de l’éducation, une politique de promotion des aptitudes, des attitudes, des valeurs auprès des jeunes générations afin qu’elles participent, de façon consciente et active, à la gestion rationnelle des ressources naturelles et à la résolution des problèmes de dégradation de l’environnement, à travers une relation interactive entre l’école et la population.

Ainsi, les groupes cibles du PAGEEM sont l’ensemble des élèves de l’enseignement fondamental, les professeurs et élèves des Ecoles de formation des maîtres (EFM), les élèves de l’enseignement secondaire et les animateurs des Centres d’éducation pour le développement (CED).

Ensemble, ils décident d’agir sur l’environnement afin d’inverser la dangereuse tendance qui le menace. Durant deux jours de travaux, les participants, après avoir épluché les documents, ont ensuite évalué le chemin parcouru afin de relancer de nouvelles perspectives dans la suite logique des activités du PFIE-PAGEEM.

Le représentant de l’UNESCO, Juma Shabani, a notamment indiqué que  » sans préjuger des résultats de l’atelier, force est de reconnaître et de louer les efforts consentis et les résultats encourageants enregistrés par le PAGEEM, malgré certaines contraintes inhérentes à tout programme d’envergure de ce genre « .

Il soutiendra que l’environnement a beaucoup évolué, le contexte aussi avec en toile de fond les nouveaux enjeux et défis de la décentralisation, à l’explosion des institutions de formation du formel et du non formel d’une part. Et d’autre part, à l’augmentation exponentielle des effectifs d’élèves et d’étudiants et à la raréfaction des sources de financement.

Selon ses dires, les actions du PFIE et du PAGEEM étaient des initiatives d’avant-garde qui s’insèrent harmonieusement dans les nombreuses initiatives prises à l’échelle mondiale.  » Ces programmes se sont malheureusement achevés alors même que les défis et enjeux se sont multipliés, demandant une nouvelle citoyenneté. Il apparait important, aujourd’hui, de faire le bilan du PAGEEM, d’en tirer les leçons et de proposer des actions appropriées compte tenu du nouveau contexte et des nouveaux défis et enjeux tant au plan local qu’international «  dira-t-il. Avant de renouveler l’engagement de l’UNESCO à accompagner les actions appropriées qui seront retenues pour relancer de nouvelles perspectives dans la suite logique des activités du PFIE-PAGEEM.

Ramata TEMBELY

02 Août 2010.