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Les actions entreprises en matière de déconcentration de l’éducation, d’amélioration de l’accès à la formation des enseignants, d’amélioration de la qualité des apprentissages entre autres ont contribué à porter le taux brut de scolarisation de 77,6% en 2007 à 80,3% en 2008. Pour l’horizon 2009, les autorités scolaires envisagent de porter ce taux à 83%.

C’est la quintessence du message que l’on peut tirer de la cérémonie de présentation des vœux du personnel du département de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, des partenaires techniques et financiers, des partenaires sociaux ainsi que des membres du Cabinet à Mme le ministre Sidibé Aminata Diallo. L’évènement a eu lieu le vendredi 9 janvier 2009 dans la salle de conférence du Centre des Langues ex DENAFLA sur la route de Koulouba.

Autour de Mme le ministre, il y avait M. Aboubacrine Alpha, secrétaire général dudit département, Vincent Seck, représentant le directeur du bureau multi pays de l’UNESCO à Bamako, Chef de file des partenaires techniques et financiers du secteur de l’éducation et le doyen Mamadou Lamine Diarra, au nom des partenaires sociaux de l’école.


L’arbre qui cache la foret

Malgré un taux brut de scolarisation de plus de 80%, l’école malienne ne se porte pas bien. Elle est malade de la baisse du niveau des élèves et des étudiants, de la corruption, des sorties intempestives des apprenants, des grèves des enseignants, de la dépravation des mœurs. Au plan de la qualité, l’efficacité interne du système demeure encore faible.

Le taux de redoublement est encore élevé, les effectifs sont toujours pléthoriques, le nombre d’enseignants encore en deçà des besoins. Et pourtant tout n’est pas perdu, les acquis enregistrés jusque-là sont encourageants et l’espoir est permis.

L’ouverture des Instituts de Formation des Maîtres, la multiplication des Centres d’Animation Pédagogiques et des Académies d’Enseignements, des jardins d’enfants constitue des preuves de l’engagement politique.

Le pise, bras financier du PRODEC

Depuis 2002, à la faveur de la mise en œuvre du Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE), le ministère de l’Education et ses principaux bailleurs de fonds ont mis en place un cadre de partenariat pour faire face à la nécessité de coordination dans le cadre de l’émergence de l’approche programme.

Véritable cadre de concertation, du donné et du recevoir, le cadre partenariat se caractérise aujourd’hui par son dynamisme, son caractère convivial et son efficacité. Il est un précieux organe qui permet aux cadres de l’éducation et à leurs partenaires et discuter de l’évolution du secteur de l’éducation, des problèmes auxquels elle est confrontée et de proposer aux décideurs les solutions qui pourraient conforter l’avenir immédiat et à plus ou moins long terme.

Cela peut paraître une lapalissade aujourd’hui que de dire que l’éducation est la chose la plus précieuse qu’un parent puisse donner à son enfant, un gouvernement à sa nation ! Et pourtant, dans le contexte malien, qui se caractérise par des succès réels, il est agréable de le répéter, tant le gouvernement malien a la volonté de développer son système éducatif, d’assurer une éducation à toutes ses villes et tous ses garçons”, a dit le représentant de l’UNESCO.

En effet, le Mali a traduit cette volonté d’éducation par la mise en œuvre de réformes courageuses et l’organisation de plusieurs séminaires et rencontres dont le plus récent est le forum national sur l’éducation qui s’est tenu en fin octobre début novembre 2008.

Mme le ministre de l’Education de Base, de l’Alphabétisation et des Langues Nationales, Sidibé Aminata Diallo a profité de l’occasion pour remercier l’ensemble des partenaires de l’école, qu’ils soient sociaux ou financiers pour leur accompagnement dans la mise en œuvre du Programme Décennal de Développement de l’Education (PRODEC) ou du Programme d’Investissement Sectoriel de l’Education (PISE), bras financier du PRODEC.

A mes collaborateurs au niveau central comme au niveau déconcentré, je vous souhaite encore plus d’engagements et de déterminations dans la conduite des activités dont ils ont en charge, condition sine qua non de la réussite de la haute mission que nous avons en commun, à savoir consolider et rendre performant le système éducatif national, gage du développement durable de notre pays”, a conclu Mme le ministre.


Daba Balla KEITA

12 Janvier 2009