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Le centre d’accueil de Koulikoro a servi de cadre pour lancer le projet d’amélioration de la qualité de l’éducation de Base au Mali. C’était le mardi dernier en présence des autorités de l’école malienne, des autorités administratives et locales des régions de Koulikoro et Kayes et de plusieurs autres personnes s’intéressant à l’amélioration de la qualité de l’éducation de base. Financé pour un coût estimatif de 3 693 619 dollar US par le Mali et l’Agence Canadienne de Développement International (ACDI), ce projet vise le renforcement de la qualité de l’éducation de base pour 12 500 garçons et 6500 filles de 100 écoles dans les quatre unités de programme de Plan Mali, à savoir Banamba, Kangaba, Kati, Sanankoroba et Kita. Et cela pour une période de 5 ans (2006-2010).

A la cérémonie d’ouverture, le président de l’Assemblée régionale de Koulikoro, dans son mot de bienvenue a exprimé au nom des collectivités territoriales la joie pour ce projet car, selon lui, l’éducation est leur priorité. Il a assuré de leur implication dans la mise en oeuvre du projet.

Dans son intervention, le directeur national de Plan-Mali a souligné que cette cérémonie revêt un caractère particulier car, il s’agit du lancement officiel du projet « Amélioration de la qualité de l’Education de Base » dans les zones d’intervention de Plan-Mali dont les cercles de Banamba, Kangaba, Kati et Kita. A en croire le directeur national de Plan-Mali, le projet « Amélioration de la Qualité de l’Education de Base » vise à améliorer la qualité de l’éducation de base pour les enfants de 100 écoles des zones d’intervention de Plan-Mali.

OBJECTIFS ET ACTIVITES

Il s’inscrit dans un but général qui est de contribuer à l’atteinte des Objectifs du Développement Millénaire relatif à l’éducation des enfants notamment des :

• Objectif 2 du développement millénaire : atteindre l’éducation primaire universelle;

• Objectif 3 du développement millénaire : promouvoir l’égalité de genre et responsabiliser les femmes;

• Objectif 6 du développement millénaire : lutter contre le VIH, le paludisme, et autres maladie.

Pour lui, la gestion décentralisée constitue l’axe principal de ce projet et ses actions ciblent principalement les structures déconcentrées du ministère de l’Education Nationale, les communes et les structures de gestion communautaire dans les écoles.

Il a par ailleurs souligné qu’en partageant les mêmes visions en ce qui concerne l’amélioration de la qualité de l’éducation dans un contexte décentralisé, l’Agence Canadienne pour le Développement International (ACDI) a accepté d’accompagner Plan Canada et Plan-Mali dans le financement de ce projet à concurrence de 50%, soit 1.846.810 dollars US sur 3.693.619 dollars US, coût estimatif du projet sur cinq ans. Il a ensuite remercié et invité les Gouverneurs de Koulikoro et Kayes à s’impliquer personnellement dans le suivi de la mise en oeuvre de ce projet dans les communes de leurs circonscriptions respectives.

Cette intervention du directeur national de Plan-Mali a été suivie par une présentation du projet par Mme Djélika Togola chef dudit projet. A cette occasion, elle a rappelé que le Plan a été fondé en 1936 et existe au Mali depuis 1976. Elle a par ailleurs souligné que la stratégie de mise en oeuvre du projet sera concentrée sur la gestion participative et le renforcement graduel des capacités afin d’assurer la durabilité des résultats. Et les différentes activités du projet sont entre autres la formation continue des maîtres, les activités de formation des comités de gestion scolaire, la formation des maîtres. C’est ainsi qu’elle a rappelé que l’exécution du projet a démarré en octobre 2006 et que les activités ont été réalisées avec l’introduction de ce paquet d’activités dans 50 écoles des 100 écoles partenaires.

UN EXEMPLE DE COOPERATION AU NIVEAU DECENTRALISE

Dans son intervention, le directeur national de l’éducation de base M. Souleymane Koné représentant le ministre de l’Education Nationale, a salué l’évènement car, selon lui, le projet revêt au moins un double intérêt. Pour lui, ce projet représente un exemple de coopération au niveau déconcentré, dans un contexte de décentralisation progressive de l’Education de Base. Aussi, il a ajouté que l’autre intérêt de cet évènement, c’est qu’il constitue un appel à tous les Maliens et aux partenaires au développement pour réussir un défi: l’amélioration de la qualité de l’offre d’éducation.

Ainsi, pour lui, notre pays est face à une double exigence: la démocratisation de l’école malienne et la formation de qualité de la jeunesse. C’est pourquoi il a dit qu’il ne s’agit plus de scolariser l’ensemble des enfants du pays au détriment d’une formation de qualité. A cet effet, il a souligné qu’à l’indicateur du taux de scolarisation, s’ajoute désormais celui du taux d’achèvement car, il ne suffit plus de fréquenter l’école, mais d’achever le cycle et de sortir avec un socle de connaissances indispensables à la capacité d’adaptation de l’élève.

Il a par ailleurs assuré de l’engagement du ministère de l’Education Nationale dans la satisfaction de cette double exigence, à travers :
– le développement et l’amélioration de la formation initiale et continue des maîtres; la révision des contenus des programmes; l’amélioration des méthodes d’enseignement; la dotation des écoles en intrants de qualité. Car, a-t-il expliqué, la recherche de la qualité constitue actuellement une préoccupation majeure. C’est ce qui fait que le département se réjouit de l’existence de ce projet à qui il souhaite une exécution des meilleures dans la réalisation des principaux indicateurs de qualité.

S’INSPIRER DES ACQUIS DE L’AN 2OO6

Dans son discours de lancement, le gouverneur de la région de Koulikoro a rappelé que le projet d’amélioration de la qualité de l’Education avec le partenaire de Plan-Mali entame cette année l’an deux de son existence sur les cinq années prévues.

Si l’an un du Projet a été considéré comme une année d’imprégnation et de sensibilisation, l’année 2007 devrait voir son accroissement qualitatif compte tenu des acquis de 2006. les préoccupations de Plan-Mali dans le domaine de l’Education s’articulent en droite ligne du Programme Décennal de Développement de l’Education (PRODEC).

C’est pourquoi les stratégies utilisées visent entre autres: l’augmentation de l’accès à travers le développement et l’amélioration des infrastructures scolaires et la dotation des élèves en manuels et fournitures; l’amélioration de la qualité de l’Enseignement à travers le renforcement des capacités du personnel enseignant et des communautés. Pour lui, toutes ces stratégies sont pertinentes et permettent un meilleur accompagnement des structures déconcentrées de l’éducation que sont les Académies, les Centres d’Animation Pédagogique et les Ecoles.

Il a par ailleurs saisi cette opportunité qui est le lancement pour saluer l’approche partenariale de Plan-Mali dont tous les programmes ont été exécutés avec l’Etat, les services Techniques, les autres ONG, les Collectivités, les Organisations Communautaires de Base et les Consultants.

Dado CAMARA

27 avril 2007.