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Le 10 Juin 2008, à l’hôtel Laïco El Farouk (sis sur la berge du fleuve), les acteurs de l’eau et de l’électricité ont tenu un important atelier de restitution des résultats des travaux sur les études tarifaires des services publics de l’électricité et de l’eau potable, et sur le modèle de simulation économique et financière.

L’ouverture de cette rencontre, qui a regroupé des partenaires techniques et financiers et les parties prenantes à la question de l’eau et de l’électricité, était placée sous la direction du président de la Commission de Régulation de l’Eau et de l’Electricité (CREE), M. Moctar Touré, en présence du président du Conseil d’Administration de EDM-S.A et du représentant de la Banque Mondiale.

Au cours de son intervention, le président de la CREE a rappelé que le 14 Octobre 2005, l’Etat malien et le groupe IPS ont signé un accord qui définissait, d’une part les modalités de partenariat public-privé entre les parties, dans le cadre de leur participation au capital de EDM-SA, d’autre part, les modalités de rétrocession des actions de SAUR International rachetées par IPS.

Cet accord prévoit la mise en oeuvre d’un plan d’actions stratégiques, dans un délai de trois ans : Il s’agit d’un audit-Etat des lieux pour tirer les leçons des gestions antérieures et identifier les pistes d’amélioration; du renforcement de la gestion de EDM-SA en vue d’améliorer ses performances économiques et financières;

d’une étude institutionnelle destinée à approfondir le processus de réforme et de restructuration engagée, depuis 1998, par l’adoption d’un schéma viable de partenariat public-privé inspiré des meilleures pratiques en la matière.

Il est aussi question du choix et de la mise en oeuvre de nouvelles options institutionnelles, avec l’objectif de recrutement de nouveaux partenaires stratégiques ; de l’élaboration et la mise en oeuvre d’outils de simulation économique et financière, pour renforcer la transparence et les mécanismes de gestion et suivi des concernés ; d’une étude tarifaire pour clarifier les principes et mécanismes de tarification et améliorer l’accès aux services.

Il s’agit enfin d’assurer la pérennité des installations ; d’améliorer l’efficacité des investissements ; de revoir le cadre contractuel Etat malien/EDM-SA pour clarifier les relations et obligations des acteurs ; de renforcer la transparence dans la gestion de l’entreprise ; et d’étudier la demande et le plan directeur d’investissements optimaux dans le secteur de l’électricité.

Aussi, le président de la CREE a rappelé que la préparation et la mise en oeuvre de ces actions identifiées comme devant renforcer substanciellement la gouvernance des acteurs de l’eau et de l’électricité ont été approuvées et soutenues financièrement par le gouvernement et le collectif des partenaires techniques et financiers.

L’objectif de ces études est de bâtir un plan de développement cohérent et équilibré des secteurs de l’électricité et de l’eau potable. Car ces études permettent aussi d’apprécier, de façon exhaustive, les niveaux des tarifs actuels de l’électricité et de l’eau potable par rapport au pouvoir d’achat des populations, les questoins des tarifs sociaux, le dégré d’élasticité de la demande par rapport au prix, l’élasticité de la demande par rapport au revenu.

Ces études intègrent toutes les perspectives et évolutions possibles pour proposer un système de tarification basé sur la vérité des prix à même de favoriser l’efficacité et le développement harmonieux, au moindre coût, de l’ensemble des deux secteurs (électricité et eau).

Quant au modèle régulatoire ou modèle économique et financier, il est conçu pour fournir, au régulateur, au maître d’ouvrage (gouvernement) ou à l’opérateur (EDM-SA), un outil analytique rigoureux et commun leur permettant de traiter, de manière pertinente, cohérente et objective, les questions les plus prévisibles auxquelles ils font face, pour la gestion des secteurs de l’eau et de l’électricité, a fait savoir le président de la CREE.

M. Moctar Touré a souligné que ce modèle permet également de prendre en considération les questions sociales, ainsi que le comportement des différents agents.

Au cours de l’atelier, les participants ont eu droit à deux importantes communications faites par des consultants dont l’expertise a été sollicitée par la Commission de Régulation de l’Eau et de l’Electricité. Après plusieurs heures d’échanges et de débats, d’importantes contributions ont été apportées à cette étude, au cours de la rencontre.

Laya DIARRA

12 Juin 2008