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La semaine dernière, nous déplorions le manque de communication du camp ATT face à toutes les attaques dont fait l’objet notre président adulé. Les spécialistes de la brosse à reluire ont saisi l’interpellation et certains ont conçu une stratégie qui ne fait pas mieux que dans les invectives et les injures. Il n’y a aucun débat, aucune explication de texte, aucun démenti, aucun éclairage. Rien, permettant à un sans parti pris de se faire une religion sur les tenants et les aboutissants des graves accusations.

Cette première crise a mis à nu les limites du camp ATT à bien communiquer. Il est vrai que dans un contexte de consensus, ils n’ont jamais vraiment été confrontés au besoin de s’expliquer, de justifier et de convaincre, tout le monde étant d’office d’accord avec ce que le chef sera amené à penser.

Ce qu’on a vu jusqu’ici n’est pas un débat d’idées. Des plumitifs de service de la trempe de Kissima Gakou ont fait dans du miasme, avec des injures là où il fallait juste se donner la peine d’expliquer ou de justifier. Il y a comme une volonté d’amener le débat d’idées au niveau des pâquerettes naines, noyant ainsi le poisson.

Certes, il y a déjà du progrès. Tous ceux qui avaient des doutes savent maintenant que pour peu qu’on les pousse dans le dos, ATT a des amis qui sont prêts à aller au charbon pour lui, et même à mordre.

Mais ce n’est pas à cet exercice qu’on les convie. Ce n’est pas à ce niveau que nous les attendions. Elevez le niveau et expliquer à ceux qui souhaitent seulement que vous sépariez le bon grain de l’ivraie.

Ceux qui s’agitent faussent le débat et font perdre de vue l’essentiel. Pis, on voudrait pouvoir démentir Destouches qui disait : « par les airs du valet, on peut juger du maître ».

Alexis Kalambry

30 octobre 2006.