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C’est hier que le ministre de l’Administration Territoriale et des Collectivités Locales a rencontré la classe politique, le cadre de concertation décidé d’un commun accord était presque à l’abandon. Une rencontre autour de l’organisation des élections municipales à venir et plus particulièrement du RAVEC (Recensement Administratif à Vocation d’État Civil).

Le MATCL est très enthousiaste à propos de cette disposition- outil pour garantir la transparence des futures élections. Ne disait-il pas récemment, que désormais celles-ci, à partir des cartes d’identité numérisées servant également de cartes d’électeurs, il n’y aura plus de fraudes. C’est certainement une bonne chose même si l’on sait que derrière cette affirmation se dessine l’aveu de ce qu’elles furent justement précédemment!

Qu’à cela ne tienne, ces échanges, s’ils étaient couronnés de succès, dans le sens où tous les partis s’accordent sur sa mise en œuvre, baliseraient, pour les réduire considérablement, les manquements graves que le Directeur de l’Intérieur, et avant lui le président sortant de la Cour constitutionnelle, tout à fait officiellement, avaient confessés.

L’on se rappellera aussi que la Mission Daba chargée de repenser les textes fondamentaux fixant la marche des institutions, avait recommandé la reprise du fichier électoral et est sans doute attelée aux détails de sa mise en œuvre dans le cadre du CARI (Comité d’appui aux réformes institutionnelles), que pilote, depuis quelques jours, le même Daba.

Réunir les conditions pour des élections régulières et crédibles, c’est possible, et des pays voisins, au même niveau de développement et peut- être d’engagement démocratique, l’ont réussi. Nous aussi nous le pouvons…

Cette crédibilité si elle était avérée « boosterait » et le processus démocratique et le pays lui-même. Il fera se retourner aux urnes les Maliens et réhabilitera à la fois la confiance et le respect dû aux choix du plus grand nombre.

S.El Moctar Kounta

30 Décembre 2008