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Qu’on le veuille ou pas 2012 c’est déjà aujourd’hui. Le signe le plus tangible pour s’en convaincre est la refondation ou disons le recentrage des partis politiques dominants. Tous se souviennent soudain qu’il fut un temps, ils étaient les enfants d’une mère, au ventre généreux. Et un peu comme répondant à « l’appel du sang », ils font de leur reconstitution leur arme fatale pour la présidentielle à venir, la seule élection qui vaille.

L’Adema ne dédaignera pas de voir revenir dans la ruche le MIRIA, maillon faible d’une mésalliance qui a vécu, avant de se tourner vers le RPM encore sous le choc naufrage de la dernière législative puis de négocier avec le frère ennemi l’URD qu’il faudra convaincre, qu’ensemble ils ne feront de Koulouba qu’une bouchée .

Le RDA en convaincant le BDIA de la nécessaire confiance à réinvestir en l’avenir trouvera aussi, comme l’annonce en avait été faite en 1997, qu’après tout l’Adema n’est jamais que la projection de la jeunesse RDA, 23 ans après.

Dans tous les cas, aujourd’hui, tous les partis de l’échiquier sont demandeurs de partenariat stratégique et même de tactique. Les partis eux sont prêts, leurs chefs moins, qui veulent tous devenir présidents.

Ils convergent tous vers la constitution de grands ensembles qui bénéficieront immanquablement d’une part de la victoire.

La première conséquence de ce branle-bas, s’il réussissait, c’est que les indépendants n’auront plus grand avenir du fait de la primauté et de la toute puissance des partis. La deuxième, du fait justement de s’être mis ensemble, en un pole essentiel, réside dans le risque de voir disparaître, ici aussi, une véritable opposition.

Il ne restera plus alors qu’à répondre à la question de savoir s’il s’agit là d’une avancée ou d’un recul!


S.El Moctar Kounta

12 Novembre 2008