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Ce week-end, l’Etat, c’est-à-dire les services de la primature ont commis trois missions pour aller s’enquérir sur le terrain de l’état de mise en oeuvre de l’Initiative Riz. Cela sonnait comme un coup de pied à donner à l’opération pour la bouster et peut être démentir des difficultés qui y sont liées et de la nécessite de la reprise en main du dossier par d‘autres acteurs.

Sur le terrain justement, pour n’avoir pas eu des semences de riz NERICA vantées pourtant à grand coup de battage, l’on fait dire qu’en réalité dans le plan initialement dessiné, celui-ci ne représentait que 3 % de la production attendue. C’est inexact et les déclarations du PM sur la question sont la preuve du contraire.

Du reste, pourquoi lancer une initiative riz si celle-ci ne comportait pas la donne nouvelle et prometteuse de ce «New Rice for Arica», (NERICA), Nouveau riz pour l’Afrique ?

Si les engrais connaissent un meilleur sort, leur accessibilité pose cependant problème, tant du point de vue du prix à payer ou à ne pas payer, les redistributeurs ne sont pas toujours d’accord sur des subventions que l’Etat s’oblige à accorder. Ce qui grève dangereusement sa capacité d’intervention dans d’autres secteurs vitaux.

Des efforts sont donc déployés pour faire croire que tout est rose. Des forces sont jetées dans la bataille par ceux qui n’ont aucun intérêt que cela échoue, en cela qu’ils jouent leur avenir politique.

Mais tant d’agitations sont-elles encore nécessaires quand on sait que les banques, en réalité, ne suivent pas ? Quand on sait que le président de la République en disant aux Maliens qu’il prend les choses en main a déjà tranché la question.

C’est la marque du désaveu de la compétence de ses devanciers.


S.El Moctar Kounta

15 Juillet 2008