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Plébiscité par ses compatriotes sur la base de slogans forts accrocheurs : «Le Mali d’abord» ; «Pour l’honneur du Mali», le président IBK semble laisser le peuple, qui l’a élu, avec la monnaie de singe. La formation du gouvernement, ponctuée de choix de proches parents du président de la République, a dès lors ouvert la voie au népotisme.

Avec le népotisme, le Mali renoue avec les vieilles pratiques du système Alpha et ATT. Nous ne sommes pas sortis du naufrage. Les discours lénifiants d’Ibrahim Boubacar Keita n’ont pas porté de fruits.
Dans cette dynamique de changement promis à ce beau monde, qui l’a plébiscité, comment IBK a-t-il laissé son fils de se faire élire député dans une commune où il n’a jamais résidé au antérieurement ?

La question, qui prévaut d’ores et déjà, est la suivante : Qu’est-ce que le président de la République gagne avec l’élection de son fils au Parlement et qu’est-ce qu’il perd, si son fils n’était pas présent au Parlement ?

La réponse intelligente à cette question aurait dû guider le président IBK, dans la mesure où la participation, de ces fils de Chefs d’Etat sur l’arène politique, n’a apporté que des ennuis, tant en Europe qu’en Afrique.

Amy SANOGO

L’Inter de Bamako du 23 Décembre 2013