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L’heure n’est pas aux marches de protestations contre le régime. Ce n’est pas non plus le temps d’accuser le Président. Encore moins le moment de déstabiliser le régime à deux mois de la fin du mandat non renouvelable du président de la République. Non !

L’heure est à l’unisson! Le pays a besoin de l’expertise de toutes ses filles et de tous ses fils pour surmonter une situation qui met en cause son fondement même. Oui, l’unité et l’indivisibilité du pays sont en cause. Le droit de certains maliens de vivre en paix et en liberté sur les terres de leurs ancêtres est atteint par la présence d’islamistes qui veulent s’installer dans la durée. Et cela est inacceptable !

L’union nationale dont le Mali a beaucoup besoin aujourd’hui n’est pas pour soutenir un régime et encore moins un président ! Il est nécessaire et doit se faire pour sauver le Mali à nous tous. Et après que le Mali ait sauvé, on fera face à toutes les erreurs qui nous ont conduites à cette situation.

Cette union de tous les enfants du pays ne doit pas et pourtant empêcher que certaines vérités soient dites entre nous maliens, condition sine qua non de vaincre les ennemis. Par exemple, les maliens doivent être capables, en ce moment précis de l’histoire du pays, de se dire entre eux que chacun prenne ses responsabilités et accomplisse la mission qui est la leur : que les autorités évaluent bien la situation en mettant fin à l’improvisation pour mettre les militaires dans toutes les conditions de faire face dignement aux ennemis ; que les militaires qui ont juré de mourir au besoin pour défendre la patrie, rappelons le, acceptent vraiment de mourir pour le Mali ; que les populations civiles des localités attaquées facilitent les choses à l’armée avec des renseignements sur les agresseurs ; que les autres populations, notamment de kati et de Bamako n’en augmentent pas à la crise en marchant ou en cassant… Chacun, à son niveau, doit contribuer à la victoire finale du Mali.

L’exemple de deux organisations de jeunesse, en occurrence le MONAJEP et la CONJEDEV est à imiter. Ces deux organisations, avant d’organiser des marches de protestations, ont décidé d’aller à la source pour savoir réellement ce qui se passe sur le terrain en organisant une journée de réflexion. A cette journée qui s’est tenu le samedi 17 mars 2012 au carrefour des jeunes, un conseiller technique du ministère de la défense a entretenu les jeunes sur les réalités du terrain. Ces jeunes ont finalement compris que les marches de protestations sont à faire contre la France, l’OTAN et les autres organisations internationales qui sont, en fait, en partie responsables de cette situation et non l’Eta malien.

Certes, ATT et son régime ne sont pas sans reproches ! D’ailleurs, les maliens ont beaucoup à leur reprocher. Mais ce n’est pas le moment, le linge sale doit se laver en famille après !

Diakaridia M’pè TOGOLA

Le 21 Mars 2012