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Le souhait de chaque enfant du pays, de quelque bord politique qu’il soit, est de mettre ses compétences au service de son pays.
Chaque citoyen rêve d’apporter sa part de contribution à l’édification nationale. Il peut certes l’apporter à chaque niveau de la construction de l’édifice mais la légitime fierté est d’être parmi les premiers appelés. La grande fierté est d’avoir une grosse pierre à poser, de préférence une pierre angulaire.

Dans l’actuel gouvernement de la République, nombreux sont ceux, parfois de valeur, qui ont été sollicités et qu’il a fallu parfois aller chercher dans de contrées lointaines pour venir faire avancer le pays. Ils sont nombreux qui avaient des vies confortables mais qui par patriotisme ont répondu à l’appel de la nation.

Ils sont venus et ils ont fait de leur mieux!
Quand le moment vient de les remercier, il convient de le faire avec la courtoisie et le respect dus au sacrifice consenti. C’est une question de reconnaissance, une question de doigté et de finesse.

Parce que même « l’échec ne saurait effacer la valeur de l’effort accompli », il ne peut être écrit à propos d’un ministre de la République, comme ce fut le cas vendredi dernier, qu’« il a été mis fin aux fonctions de..!», surtout quand il s’agit d’une Dame.
Il faut s’insurger contre le propos qui témoigne, de l’absence de tact, de l’irrévérence voire de l’humiliation !

Voici pour la forme. Sur le fond, c’est la moitié du gouvernement qui aurait dû être remerciée tant son incapacité à conduire les affaires de l’Etat est établie.
L’opinion attendait qu’une vraie équipe de battants maîtrisant les dossiers et capable d’imagination soit installée aux commandes pour endiguer la vie chère, la crise scolaire, celle du Nord et le chômage endémique des jeunes.

Cela aurait été le gage d’un changement en profondeur, au lieu de se chercher une tête de turc, qui de plus est une femme.
Quand l’horizon est à ce point bouché, il faut avoir le courage de ses responsabilités. Frapper de grands coups pour frayer un chemin à l’avenir et dans ce cas il n’ y a ni calcul politicien ni sentiment personnel qui valent.

S. El Moctar Kounta

08 avril 2008.