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Pour une fois la montagne a accouché… du courage, de la clairvoyance et de la nécessaire lucidité pour renforcer la démocratie.

Tout le monde se rappelle les appréhensions nées de la mise en place de la mission Daba, commise pour servir la première eau de rinçage des textes et lois fondamentaux de l’Etat, à réajuster.

Tout le pays retenait son souffle depuis 6 mois. Non qu’il fût hostile au nécessaire toilettage pour avancer durablement et judicieusement mais parce que, prenant exemple sur certains voisins, l’article 30 de la Constitution en rapport avec le nombre et à la durée du mandat présidentiel pouvait être proposé à modification.
Cela aurait été un grand recul!

Le pays était inquiet du fait que ladite commission dans sa composition et parfois dans ces approches méthodologiques a crée un émoi vif et une interrogation angoissante.

Après le bain de sang du 26 mars, après la difficile refondation de l’Etat, allait-on jeter l’enfant avec l’eau du bain, en remettant en cause le socle sur le lequel repose toute la démocratie malienne : l’alternance au pouvoir ?

Daba Diawara, en comblant les attentes de la majorité des Maliens, a fait œuvre utile. Sa part dans la construction nationale en ces temps d’expectatives est indéniable. Il mérite le Salut.

Pour une fois une commission n’a pas eu pour objet d’enterrer un problème et celles en cours n’auront plus d’autres alternatives que de faire mieux : la commission sur la lutte contre la corruption, la commission-forum sur l’école, l’Initiative Riz, mais aussi la Commission d’Organisation de la Commémoration du cinquantenaire du Mali.

Elles réussiront probablement si elles se mettaient à l’écoute de toutes les composantes du pays.

S. El Moctar Kounta

23 Octobre 2008