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Ainsi, la Cour constitutionnelle a tranché. Sans rémission et sans possibilité de commentaire. En démocrates et républicains, nous n’ajoutons rien. Cependant, s’il est urgent, pour le Mali, de tourner la page de la campagne et de se remettre au boulot.

Il y a lieu, pour le nouveau président élu, de présenter une nouvelle facette : celle de l’homme d’Etat, à équidistance entre les clochers et les chapelles, les querelles d’intérêts et les sangsues.

Le chef de clan ATT a déçu. Avec lui, ce fut le culte de la personnalité à outrance, la gabegie financière, la léthargie économique, le clientélisme et le clanisme pour ne citer que les moindres parmi les maux constatés.

Aujourd’hui, le peuple a élu son chef d’Etat, le président de la République, il se doit d’abord de rassurer les Maliens et de s’atteler à quelques entreprises majeures.

Celles-ci portent sur une révision constitutionnelle visant à interdire la transhumance politique des élus, à réglementer les mandats et les prérogatives, le rôle de certaines institutions comme la Cour constitutionnelle.

Mais en aucun cas, la durée du mandat présidentiel et sa limitation dans le temps ne doivent être remis en cause.

Il faudrait également revoir toute la procédure des élections, des structures chargées de l’organisation aux instruments.

Dans un climat serein et apaisé, avec un chef d’Etat n’ayant plus d’ambitions de se succéder à lui-même, il serait plus facile de léguer aux successeurs des instruments moins polémistes.

ATT doit réussir là où son prédécesseur, malgré sa bonne foi, n’a pas réussi : la révision constitutionnelle.

Dans tous les cas, il revient à ATT et à lui seul de faire en sorte que les cinq prochaines années ne soient pas un regret et un fardeau pour les uns, et un partage de gâteau pour ceux, trop nombreux, qui pensent que leur tour est venu d’être conviés « à la table du Seigneur ».

Seul le Mali, notre pays à tous doit compter.

14 mai 2007.