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Elle est venue , elle a fait son « show » et elle est partie. Elle a peut être même comme César vu mais a-t-elle vaincu ?
Il est permis d’en douter car il faut plus qu’un « speach », au détour d’une conférence de presse, pour espérer inquiéter seulement la corruption, à fortiori la vaincre!

La solution ne réside pas, nous l’avions dit, dans la multiplicité des structures de contrôle plus préoccupées à se tirer dessus qu’a coopérer sur des dossiers.

La véritable solution ne réside pas non plus dans la création d’une commission issue du néant , ne disposant d’aucune données, d’aucune expertise et qui dans tous les cas n’aboutira qu’à une litanie de bonnes intentions et de considérations philosophiques.

L’unique solution au fléau qui gangrène tous les efforts du pays réside en vrai dans la nécessaire refonte du secteur. Une seule structure dotée de moyens techniques, humains et financiers, investie de l’autorité politique, pourrait mettre fin , ou à tout le moins minimiser, tant de gabegie, tant de gâchis.

Qu’espérait-on vraiment de cette visite ? Un électrochoc dans les milieux concernés, une opération de charme, ou une relance par d’autres moyens d’un dossier en panne ?

Dans tous les cas, la filière EVA n’a rien produit car ce qu’on a pas obtenu par une armada de services, ce n’est pas la visite éclair d’une personne, somme toute, loin des réalités maliennes qui y fera quelque chose.

Du reste, toutes les initiatives du même genre n’auront aucun impact sur la réalité du terrain… Essayez donc la méthode très concrète de qui prend, paye.

Eva Joly est à inscrire dans ce registre des coups de sabre dans l’eau. Cela fait beaucoup de bruits mais…où a t-on vu que l’on attrape une baleine avec un simple hameçon ?

S. El Moctar Kounta

01 Juillet 2008