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C’est aussi vieux que le monde, cela a été dit depuis la fable de Jean de La Fontaine : « le Corbeau et le Renard », « Mon bon Monsieur, Apprenez que tout flatteur Vit aux dépens de celui qui l’écoute ».

Depuis un certain temps, Issa Kaou Djim, pour ne pas le citer, rue dans les brancards, happe tous micros qui passent pour dire urbi et orbi qu’il faut que le colonel Assimi Goïta se présente, qu’il soit candidat.

Mon colonel, vous êtes un officier. Vous devez parler. Vous devez vous démarquer de ce discours, de cette démarche. Ne vous trompez surtout pas. Ce mouvement n’est pas pour vous. Des gens veulent se servir de vous, pour garder des plastrons, pour se réaliser à votre détriment.

Mon colonel, si vous voulez être candidat, organisez des élections, partez, revenez 5 ans après, mais, respectez vos engagements, respectez les délais contractuels et le serment pris devant le peuple malien, soyez grand.

Mon colonel, votre qualité première, a été votre silence, en des moments et des aspects. Vous n’êtes pas, et cela est tout à votre honneur, un putschiste en mal de reconnaissance, qui confisque l’ORTM pour faire des homélies tous les soirs. Votre discours est rare, vos apparitions sont furtives. Le peuple apprécie.

Cependant, il est temps que vous parlez. Votre silence incommode. Il équivaut à un aveu. Qui ne dit mot consent. Ne soyez pas d’accord avec ceux qui veulent se servir de vous. Ils ne se battent pas pour vous. Revisitez l’histoire politique récente du Mali. Le prince est célébré, défié, mais, il tombe toujours seul.

Eclaire-vous mon colonel !

Alexis Kalambry

Source: Mali Tribune