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L’on avait pensé qu’il ne s’agissait que d’une formalité à expédier!

L’on avait cru que cela n’aurait été que promenade de santé!

L’on avait espéré qu’il ne se serait agi que d’une autre parlote , après celle servie par l’ADP!

Et l’on s’est lourdement trompé, fourvoyé. D’où frilosité, panique et défensive!

Le FDR était Vendredi, le jour des espérances, à la Primature pour faire entendre l’écho du peuple meurtri.

Et l’on sait désormais là-bas :

Que la gestion solitaire et confidentielle de la crise du Nord est la pire des démarches.

Que l’on ne doit pas prétendre avoir sauvé l’année scolaire, quand le naufrage concerne toute l’école, en l’absence des enseignants.

Que le train de vie actuel de l’Etat est une nique faite aux pauvres.

Que l’ampleur de la crise de trésorerie qui affecte le pays est plus grave que l’on ne s’entête à le penser. Avec en prime la prise en otage de l’économie entière par des acolytes assis sur les poumons financiers (douanes et impôts) de la République.

Que l’Initiative Riz, sauf extraordinaire, générera plus saignée financière que grenier plein.

Toutes ces difficultés conjuguées engagent le pays sur une pente glissante. L’improvisation dont on aura fait montre à la place de la République, du fait de l’absence de vision, de plan, d’audace et de célérité finira de vider la fonction qui s’y exerce de son contenu…

Il n’y restera alors qu’un ronron préjudiciable au pays. Un Pays qui n’appartient ni au gouvernement, ni à la majorité présidentielle, exclusivement.


S. El Moctar Kounta

29 Juillet 2009