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A cause du mauvais choix des hommes, le gouvernement Cheick Modibo Diarra va droit au mur. En nommant Diango Sissoko, conseiller spécial à la primature, Cheick Modibo signe son échec.

La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest a accordé au Mali une transition de 365 jours qui a débuté le 22 mai 2012 qui consacre le vide constitutionnel. Ce qui veut dire qu’à partir de ce jour 28 mai, l’équipe de Cheick Modibo Diarra (CMD) a 358 jours pour organiser l’élection présidentielle, qui passe par la pacification du Nord du pays.

Ainsi, la tâche qui attend le chef du gouvernement Cheick Modibo Diarra est exaltant dont la réussite dépendra, sans conteste, de la qualité des femmes et des hommes qu’il aurait choisi pour animer l’action gouvernementale. A cela, il faut ajouter les aspirations profondes du peuple : l’école, la santé, le foncier, la sécurité, en un mot une répartition judicieuse des fruits de la croissance.
Les Maliens souffrent dans leur chaire par manque de justice sociale due à la mauvaise gouvernance des régimes Adema et PDES. Le choix porté sur le Premier ministre, Cheick Modibo Diarra, est un signal fort pour le changement tant attendu par un peuple en rupture avec sa classe politique. Le gouvernement CMD pourra-t-il relever le défi ? A-t-il le droit d’échouer ?

Pour réussir un changement radical, d’ailleurs promis par Cheick Modibo Diarra qui disait en substance qu’à «la fin de la transition nous remettons le bâton témoin à une nouvelle génération». Ce souffle ne saurait être insufflé avec des hommes atteints par l’usure comme Diango Sissoko, directeur de la prison centrale, directeur national de la Fonction publique, ministre de la Justice, secrétaire général de la présidence sous Moussa Traoré ; et sous ATT, directeur de cabinet avec rang de ministre à la primature, secrétaire général à la présidence et médiateur de la République. Ces rappels sont importants pour l’Histoire.

Sans être un oiseau de mauvais augure, nous voyons que le Premier ministre Cheick Modibo Diarra a choisi un mauvais cheval, parmi tant d’autres, qui pourra difficilement lui faire gagner le pari du changement annoncé dans son adresse à la nation.
A bon entendeur salut !

Amy SANOGO

L’Inter de Bamako du 28 Mai 2012