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l n’y a plus de mystère, plus de secret. La quête du pouvoir a commencé et le coup de sifflet de départ ne vient ni des partis ni des leaders politiques qui en sont issus. Par petites touches, le Premier ministre pose les jalons de ce qu’il espère, deviendra un édifice du sommet duquel il contemplera son rêve.

Par touches adroites, il a pris et continue de prendre des initiatives dont le moins que l’on puise dire c’est la difficulté que cela représente de les couvrir du voile de la discrétion. Un peu comme l’image de la fumée que ne manque pas de laisser échapper une cheminée. Aussi l’a -t- on vu , comme sur les barricades, rencontrer la notabilité de Bamako, les élus du parti majoritaire.

Entendre à son domicile-QG de campagne-tous ceux du landerneau politique qui déjà parient sur lui ou sur lesquels il échafaude son plan de conquête. On l’a vu bottes aux pieds, dans les rizières, transformant en show les premiers coups de faucille d’une Initiative Riz triomphante, qui, pourtant est loin de son épilogue. « Mettez donc la pédale douce et concentrez-vous sur votre mission » lui aurait-on dit! Rien n’y fait. L’homme pense, désormais, son heure venue. Il peaufine son offensive de charme, décline en bambara et se prévaut de l’amitié de faiseurs de rois. Et puis pourquoi avancer masqué quand la conjoncture semble favorable.

L’article 30 de la constitution sur le nombre et la durée du mandat présidentiel inquiète de moins en moins. D’autres candidatures, indépendantes elles aussi, et qu’il faudra battre de vitesse, sont presque déclarées et même la machine électorale convoitée, repérée, voire noyautée. Il ne reste plus maintenant qu’à conjurer l’effet Lansanakouyaté-konanbanny, qui mis hors jeu, n’ont plus d’existence que par rapport au passé. Et c’est justement cela la quadrature du cercle.

S.El Moctar Kounta

10 Novembre 2008