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Éditorial :28 candidats pour le seul fauteuil de Koulouba : Du jamais vu ! Est-ce la suite de la banalisation de la fonction présidentielle par ATT ? Et aussi avec les institutions, avec la nomination à leur tête des hommes liges. Vingt huit (28) candidats prêts à partir pour Koulouba.

Cependant, parmi les candidats à la présidentielle de 2013, nul doute qu’il y a des candidatures audacieuses, sinon de défiance ou de mépris pour le peuple, émanant de ceux-là mêmes qui sont les vrais auteurs de la crise dans laquelle notre pays est plongé : Modibo Sidibé, Oumar Ibrahim Touré, Soumaila Cissé, Tiébilé Dramé, Jeamille Bittar, Addatata Cissé Chato, Choguel K. Maiga.

Ils étaient là quand ATT signait l’accord d’Alger, qui mentionnait en bonne place la démilitarisation des régions Nord. Ils étaient là lorsque l’argent sale de la drogue et celui indigne des prises d’otages circulait dans tout le nord avant d’envahir le pouvoir d’Etat, un pouvoir mafieux et crapuleux.

Ils étaient là lorsque les rebelles touaregs, fuyant la Libye après la chute de Kadhafi, campaient au Nord avec des armes lourdes. Ils étaient toujours là lorsque le président déchu apportait aux rebelles touaregs une forte somme et des denrées alimentaires. Ils étaient encore là lorsque l’odieux massacre de soldats maliens a eu lieu à Aguelhok. La compromission et l’irresponsabilité aidant, c’est encore eux qui ont voté le Code des personnes et de la famille sous la pression d’ATT.

Devenus milliardaires à la suite de nombreuses malversations, détournements de fonds publics, de surfacturation, de trafic d’influence et de trafics éhontés de la drogue, ils prétendent, non sans arrogance, briguer la magistrature suprême. Lorsque ceux, qui doivent répondre de leurs actes de forfaiture devant la justice de leur pays, parviendront à se faire élire président de la République, ce serait le «festival des brigands».

Comme l’a si bien dit le président Laurent Gbagbo : «Le temps est l’autre nom de Dieu». Voici donc arrivé ce temps, pour un peuple abusé et désabusé, depuis deux décennies, de sanctionner par un vote juste tous ces prétentieux qui ne sont porteurs ni d’espoirs ni d’espérances.

Amy SANOGO

15 Juillet 2012