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Cette interrogation mérite d’être posée, parce que la plupart des candidats pensent qu’ils vont gagner. Mais tout le monde sait qu’il n’y aura qu’un seul fauteuil pour vingt-huit prétendants.

A jour J moins 3, la tension est vive et le FDR crie déjà à la fraude, à la manipulation, au favoritisme, sans apporter pour l’instant la moindre preuve.
Qui va gagner? Il faut véritablement attendre le résultat des urnes pour le savoir, même si les derniers sondages, réalisés par l’ingénieur statisticien économiste, Sidiki Guindo, qui s’est fait une solide réputation dans les sondages d’opinion, donnent IBK en tête avec 40,70%, suivi de Soumaïla Cissé 20,45%, Dramane Dembelé 9,68% et Modibo Sidibé 5,50%.
Ce sondage selon le spécialiste a couvert le District de Bamako et toutes les régions du Mali, à l’exception de Kidal. C’est une tendance, mais, le vrai résultat, c’est bien celui qui sortira des urnes le 28 juillet.

Ce qui importe, c’est que les candidats soient honnêtes, qu’ils fassent preuve de fairplay, d’humilité, de patriotisme, en mettant le Mali au dessus de tout. Déjà, certains supporters commencent à s’adonner au vandalisme, en arrachant ou en déchirant les affiches des autres.
Ce qui importe surtout, c’est que le scrutin soit honnête, transparent et crédible. Des insuffisances, il peut y en avoir, mais ne prenons pas celles-ci comme alibi pour la contestation post électorale, qui pourrait conduire le pays dans une situation désespérante.

Il ne faudrait pas que l’on exige des autorités actuelles un scrutin sans faute, lequel n’a jamais été tenu par le Mali démocratique. Cela dit, aucune faute de nature à modifier la réalité des urnes ne sera jamais tolérée. Ni dedans, ni dehors. Tout le monde a donc intérêt à un scrutin apaisé, dénué de toutes fraudes.
Pour notre part, nous osons espérer que cette élection sera la plus transparente que le Mali ait jamais organisée. La carte NINA, un consensus de la classe politique, permet inévitablement d’amoindrir, sinon de mettre fin à la fraude.

Il existe un engouement certain à Bamako et à l’intérieur du pays pour aller voter, ce qui pourrait améliorer le taux de participation et donner au nouveau Président une très grande légitimité par rapport à ses prédécesseurs, élus par seulement près de 30 % des inscrits.
Pour l’instant, nous appelons toutes et tous à y aller, à voter pour le candidat de leur choix, dans la paix, la tranquillité et le respect de l’adversaire. Il faut surtout penser à ce qui nous unit, le grand Mali, et éviter tout excès qui pourrait remettre en cause les équilibres fragiles du pays. Bonne fête électorale à toutes et à tous, en gardant en tête que le pouvoir, c’est bien Dieu qui le donne.

Chahana Takiou

22 Septembre du 25 Juillet 2013