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Nous vous l’annoncions dans notre dernière livraison: depuis quelques jours, du fait des incongruités et des incohérences constatées dans la formation du nouveau gouvernement, il s’est installé le sentiment d’une impasse et le risque d’une implosion dans la plupart des partis qui animent le débat politique.

Le bel unanimisme, je dis bien unanimisme, et non ce consensus de façade qu’on nous a servi comme étant la conjugaison d’idéaux communs, se fissure dangereusement chaque jour un peu plus car en réalité il ne s’adossait que sur une volonté de cheminer ensemble pour ne pas se laisser distancer, et pour cette seule raison. Le crédo à la petite semaine de ces « mousquetaires de l’accompagnement » c’est que lorsque l’on quête le pouvoir, il n’est pas bon de s’en tenir éloigné.

Seulement voilà ! un trou béant s’est découvert dans la carapace dés lors qu’on s’est trouvé dans un second et dernier mandat. ATT veut garder la main jusqu’au bout et pour cela s’active à asseoir un jeu dont lui seul, in fine, connaît les règles.

Ses amis d’hier eux aussi se situant dans la logique que le compte à rebours a déjà commencé pour lui essayent déjà leur « starting bloc». Alors chaque camp déploie des ruses de sioux, se souriant mais se guettant aussi du coin de l’œil !

La face la plus visible aujourd’hui de ce jeu de dupes , c’est l’onde de choc qui traverse la plupart des partis et qui déstabilise nombre d’acteurs politiques.

Du fait de l’alchimie qui a présidé à la désignation de l’équipe gouvernementale, au M.P.R. Kanouté et Chogel se battent pour le contrôle du parti ; Ndiaye Ba se démarque désormais de Tall au CNID ; à l’Adéma la succession de Dioncounda, aux portes de la retraite, est ouverte; la rivalité PSP/ RDA est inutilement ravivée.

A l’URD Ibrahim Oumar Touré conteste les choix de Younoussi, lui fait le reproche d’avoir signé trop hâtivement avec l’Adema et d’avoir ainsi spolié le parti d’une représentativité plus honorable. Me Barry lui, court toujours derrière ses dividendes !

Même le Mouvement Citoyen n’a pas été épargné. Très proche pourtant de Koulouba, Djibril Tangara a été évincé. Un départ déroutant dans son camp, d’autant que personne ne sait ce qu’il adviendra du F.C.D.

Voilà l’état des lieux, la photographie de la situation avant de plus chaudes empoignades pour survivre au tsunami politique qui enfle à vue d’œil.

El Moctar Kounta dit Sydell

17 octobre 2007.