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Nous sommes à la croisée d’un chemin : à droite : le maintien de Dioncounda, la continuité de la transition sur un an avec à la cléf l’unité nationale retrouvée, des élections transparentes, un nouveau départ pour le Mali ; à gauche, l’aventure.

Encore une fois, Bolly a tiré une épine du pied des Maliens. Il lui revient d’aller dans le sens de la Cedeao, qu’il comprenne qu’il a à prouver au peuple malien que son acte était altruiste.

A ce jour, même si nous pouvons, en tant que Malien, être frustrés du fait que le Mali, notre pays, soit à la merci d’autres, nous devons ravaler nos sentiments personnels pour comprendre la nécessité de l’aide extérieure. Il ne nous sert à rien aujourd’hui de nous voiler la face : nous n’avons pas d’armée, nous n’avons pas d’équipements. Le Mali est signataire, comme le rappelait si heureusement Aly Nouhoum Diallo, des accords de la Cedeao et respectueux de ces traités.

L’autre aspect qui est important pour la junte, c’est qu’elle a joué son rôle historique. Individuellement, ils ont une valeur intrinsèque que rien ni personne ne peut leur dénier, mais, le CNRDRE n’est pas une institution. Il a joué son rôle historique et doit s’effacer.

L’intrusion de Bolly et à tous les niveaux des instances constitutionnelles est grosse d’incertitudes et révèle la présence, au sein ou à la périphérie du CNRDRE, d’extrémistes qui sont prêts à casser le pays pour des intérêts particuliers.

Le Mali doit être mis au devant de tout le reste. Il revient à Bolly d’accepter que, pour le Mali, pour la stabilité, il faut accepter que la Cedeao soit juge. Il faut que Bolly et toute la junte prouvent leur patriotisme en acceptant le sacrifice : Le Mali d’abord.

A Kalambry

30 Avril 2012