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C’est seulement une poignée de députés (une quinzaine) qui sont présumés élus au premier tour, si l’on en croit les premières tendances. La majorité de ces élus appartient au RPM, le parti du président Ibrahim Boubacar Kéita ou sont en alliance avec lui.

Pour le second tour, le RPM est en ballotage, très souvent favorable, à Bamako où aucun candidat n’a été élu au premier tour, et à l’intérieur du pays. Mais il serait hasardeux d’affirmer que ce parti va se dégager une majorité à l’Assemblée nationale. Le jeu des alliances contre-natures où l’on peut retrouver une liste de regroupement RPM-URD comme à Tenekou par exemple, brouille les pistes et ne permet pas d’avoir une lecture claire. Difficile de prédire la configuration du parlement, entre une majorité présidentielle et une cohabitation.

Ces législatives cependant, comportent des certitudes. Au-delà du parachèvement du retour à l’ordre constitutionnel, si l’élection de Soumaïla Cissé annoncée par les premières tendances se confirme, le chef de l’opposition élu donnera une nouvelle vie au jeu politique, en animant une vraie opposition par des propositions alternatives crédibles, et en évitant les arrangements du genre ‘’consensus national’’.

B. Daou

Le Républicain du 26 Novembre 2013