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Les électeurs maliens sont appelés à élire, à partir du 24 novembre prochain, 147 députés pour le renouvellement quinquennal de l’Assemblée nationale. Pour la constitution des listes, nous n’avons constaté aucune fracture politique, aucune conviction, aucune différence. Tous sont les mêmes et tous peuvent élaborer des listes communes.

La seule chose qui a primé, c’est bien l’intérêt personnel du candidat, et, souvent, celui de la formation politique en lice. La priorité de tous les candidats étant d’être sur la même liste que le parti d’IBK.

Certains l’ont réussi, d’autres pas du tout. Dans la plupart des cas, c’est bien la boulimie du RPM qui se signale. Toutes les combinazione sont mises en œuvre, pourvu que les uns et les autres puissent décrocher un ou plusieurs sièges à l’Hémicycle.

C’est ainsi que le RPM et l’URD sont ensemble dans plusieurs circonscriptions, dont Dioïla et Ténenkou. Idem pour l’ADEMA et l’URD; l’ADEMA et l’ASMA ; SADI, l’ADEMA et le MPR; notamment à Koutiala. Les exemples sont innombrables.

Moralité: de nombreux députés seront élus, non pas sur la base d’un programme politique, mais sur la base de la complaisance et du plus offrant.
Il est grand temps d’arrêter cette politique qui consiste à mélanger les torchons et les serviettes, les moutons et les chèvres, les carpes et les lapins, les socialistes et les libéraux, sans un minimum de convictions.
Il n’y a en fait que des compromissions, qui ne favorisent ni la clarification, encore moins l’identification, des acteurs politiques et le poids réel de chacun et de chaque parti.

Chahana Takiou

Les Échos du Parlement du 08 Novembre 2013