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S’il y a un acte posé qui a déchiré et qui continue de déchirer le Mali, c’est bien l’Accord d’Alger signé entre le Gouvernement et les groupes armés du nord. Malgré, toutes les publicités faites autour du dit accord par les dirigeants maliens et la Communauté Internationale, les élections ont été endeuillées ou n’ont pu être tenues dans plusieurs localités du nord preuve que l’accord d’Alger a été accepté dans son contenu par le Président IBK, pour sauver son mandat et non sauver la République du Mali d’une éventuelle partition.
Au moment où le sud du pays votait le dimanche pour élire les Autorités locales en charge de la gestion des communes, cinq soldats maliens sont tombés dans une embuscade à Bambara Maoubé, région de Tombouctou. Ils sont tous morts assassinés. La veille, un convoi des FAMAS transportant du matériel électoral a été attaqué par des assaillants à une trentaine de kilomètres de Douentza. Ce bilan est aussi lourd avec cinq soldats qui ont manqué à l’appel.
Malgré quatre reports successifs, les élections n’ont pu se tenir sur l’ensemble du pays. Dans plusieurs localités du nord, l’insécurité a empêché les électeurs de remplir leur devoir civique.
A Nara, une personne a été tuée, deux ambulances et le véhicule du sous-préfet ont étés enlevés.
Au niveau de certaines communes des régions de Mopti, Gao, Tombouctou et même Ségou des incidents d’ordre sécuritaire ont conduit à la destruction du matériel électoral et à l’enlèvement des membres de certains bureaux de vote et l’annulation du scrutin.
Pour la région de Tombouctou : Goundam : 12 cercle sur 14 ; Niafounké : 3cercles sur 8 ; Rarhous ; Serele ; Hanzakoma et pour la région de Gao, il y a les communes de Tessit, N’Tilit, Gabero qui n’ont pu voter.
A Tombouctou, il y a 4 soldats dont 1 Capitaine (Fils de Feu le Commandant Chiaka Koné natif de Kolondiéba) qui ont été tués dont 4 blessés.
Dans la région de Mopti, les communes de Diafarabé, Dia, Sokorodia, Diondori, Gouroguire, Diaka et Soucoura n’ont pu voter à cause des menaces terroristes.
A Kidal, des jeunes ont brûlé le drapeau malien, tandis qu’à Léré les groupes armés ont empêché les élections. Ce qui a engendré un face à face avec les FAMAS.
Même si le régime d’IBK ne dit pas la vérité aux maliens, il faut admettre que, la CMA ne veut pas de la paix qui en ce moment est malmenée à cause de la frilosité et le manque de courage de nos dirigeants. Le mensonge d’Etat continue de plus bel. A ce rythme, le Mali aura atteint un seuil de partition à 80%. Qui est le menteur qui a donc dit que l’accord est bon pour le Mali ?

24 Novembre 2016