Partager

Le projet de loi sur la peine de mort est encore sur toutes les lèvres, dans tous les « grins » et surtout dans toutes les mosquées. C’est que le sujet s’est avéré plus important qu’on ne le croyait au regard des commentaires et des réactions que cela a provoqués dans l’opinion, à un point tel qu’il n’est pas exagéré de dire que cela a crée un « problème peine de mort » dans notre pays.

Devant le tollé venu des milieux religieux, frustrés comme d’autres, de la société civile, de n’avoir pas été consulté sur le sujet ni sur d’autres tout aussi brûlants, le président de la République a entrepris semble t-il des consultations pour ajuster le tir en prenant le pouls de la société.

La loi va-t-elle être retirée comme le laissent entendre certains milieux ou fera-t-elle seulement l’objet d’un toilettage pour la rendre plus digeste. Là est la question!

Le FDR a, pour sa part, montré le chemin en indiquant par sa démarche ( faite d’écoute et d’échanges) qu’on ne peut gérer les problèmes du pays en ignorant, en mettant à l’écart la société civile, les partis politiques (ceux qui disent autre chose), les responsables religieux, les syndicats, et même de simples citoyens.

La démarche, semble t-il, a porté et depuis quelques temps le pouvoir entreprend de se faire entendre par la couche la plus réticente à l’abolition de la peine de mort, les leaders religieux et avec eux, d’une façon générale, un nombre impressionnant de Maliens.

Indéniablement, dans le pays, le front social est en ébullition et pour en sortir il n’ y a pas trente six solutions : n’écouter que le terrain et ne faire que ce qu’il commande.

C’est ce même terrain qu’il faudra privilégier demain quand il s’agira de débattre du code de la famille sans qu’il soit besoin d’être soumis inutilement à la pression de ce même terrain et contraint de changer d’approche.

Le tout est de retenir la formule.


S. El Moctar Kounta

21 novembre 2007.