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Un confrère avait fait un titre évocateur dans son quotidien du Mardi 1er novembre 2016 sur la gouvernance sécuritaire au Mali en ces termes : « l’Etat du Mali déshabillé par l’insécurité ». Parce que des agresseurs semaient la terreur à Bamako, à Kidal, à Douentza, à Mopti, à Gossi, à Ménaka, à Tombouctou, à Gourma-Rharous et tout récemment à Banamba, à la porte du sahel. Qui l’aurait cru ? Particulièrement à Bamako, ou le braquage de passibles personnes, en plein jour ou des gangs qui se neutralisent au péril des habitants du quartier avec trois morts comme bilan et, même les animateurs d’une Radio Catholique à Tombouctou n’ont pas échappé à des assassinats ciblés en Décembre 2015.
La sécurité est une question à la fois pertinente et sensible. Quant à l’insécurité, elle est devenue en quelques années au Mali, un fléau qui n’épargne ni personne, ni aucune couche sociale.

Le passage de quatre ministres de la défense et de deux ministres de la sécurité montre en trois ans de reigne du régime d’IBK à quel point, l’Etat du Mali est déshabillé par l’insécurité. Ces ministres de la République continuent de rassurer. Mais au finish, eux même savent qu’ils montrent leurs différentes stratégies tout en comptant sur des forces qui ne sont pas fiables, car n’étant pas doté de moyens adéquats pour assurer leur mission, même au prix de leur vie.

On promet toujours d’équiper nos forces, sans jamais y parvenir, car le regard des français est toujours là pour surveiller le niveau d’équipement des FAMAS. Parce que nous les avons appelés pour cela à travers un traité de Coopération Militaire. Tant que ce traité qui autorise, l’armée française à contrôler nos déplacements, nos stratégies et notre niveau d’équipement, l’insécurité sera une constante pour le Mali.

Bamako et le reste du Mali, respirent désormais la peur. Contrairement à ce qu’on a dit sur l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali signé à Bamako le 20 juin 2015 entre Bamako et les groupes armées du nord, il n’a pas encore permis le retour de la paix dans le pays. Pis le regain de violences au nord, au centre et à l’ouest du Mali fait payer aux populations et aux FAMAS, un lourd tribu.

Il en sera toujours comme cela, même si tout le monde sait que les ministres en charge de la défense et de la sécurité ne maitrisent plus rien et le Président IBK fait semblant de les croire alors qu’il sait pertinemment les causes de cette insécurité généralisée. Finalement on se demande qui parmi, ces acteurs dit vrai au peuple ?

10 Novembre 2016