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A l’issue d’une longue réunion, dans l’après-midi du vendredi 22 février dernier, le Comité Exécutif de l’Adéma PASJ a décidé d’ouvrir les primaires devant choisir le candidat du parti à l’élection présidentielle de 2013, à compter de ce lundi 25 février et ce jusqu’au 11 mars 2013, date de clôture des dépôts de candidature.

Ensuite, le 23 mars 2013, une Conférence nationale sera convoquée pour désigner le candidat ou donner mandat au Comité exécutif de le faire. Celui ou celle qui sera retenu (e) sera officiellement investi (e) le 13 avril prochain.
Dans deux semaines, tous les prétendants seront donc connus. Ils auront 15 jours pour battre campagne: programme, promesses de postes et d’argent, capacité intellectuelle et politique à gérer le pays seront au menu des débats, des flagorneurs comme des détracteurs.

Au sein du PASJ, beaucoup pensent que le camp du pouvoir est toujours le meilleur, celui de la victoire. Aussi, le scénario de 2011, lorsque certaines Abeilles, et non des moindres, ont attendu le signal du Président d’alors pour soutenir Dioncounda Traoré du bout des lèvres, se dessine de nouveau. Les mêmes Abeilles bourdonnent et disent à qui veut l’entendre «nous attendons les consignes de Dioncounda Traoré».

Ceux qui patientent ainsi risquent fort de ne pas participer aux primaires, parce que l’ancien président de l’ADEMA est foncièrement opposé à la manipulation de ses cadres. Il en a souffert, et beaucoup, au temps des Présidents Konaré et Touré. Récemment, il a déclaré qu’il serait neutre dans le processus électoral et que personne ne saura pour qui il a voté. Contrairement à Alpha Oumar Konaré en 2002, lequel a battu campagne pour ATT au détriment du candidat désigné par son parti, Soumaïla Cissé. Manifestement, Konaré a voté ATT.

La neutralité de Dioncounda Traoré est vivement souhaitée, aussi bien pour les élections générales que lors des primaires de l’ADEMA. Si jamais il prenait position pour un candidat, les autres pourraient le combattre et rendre sa sortie de Koulouba difficile. Ceux-ci s’ajoutant à ses opposants traditionnels, la Transition pourrait davantage se compliquer. La balle est donc dans le camp de Dioncounda Traoré, pour, une fois de plus, administrer à la classe politique une belle leçon de bonne conduite.

Quant à son Premier ministre, Diango Cissoko, tout le monde est unanime, pour l’instant, concernant son impartialité. Celle du chef de l’Etat doit nécessairement commencer au sein de la Ruche. Sinon, il faussera le jeu de la Transition.

Chahana Takiou

22 Septembre du 25 Février 2013