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Cette fin de semaine, le FDR était en conclave autour d’un sujet relevant de la survie nationale: le douloureux problème du Nord. Il s’agissait après un diagnostic approfondi de la question, d’esquisser les pistes pour une résolution définitive de la rébellion.

L’initiative du FDR, saluée de tous, autorise deux constats. Le premier c’est que l’opposition fait siens les problèmes de la nation comme elle l’a prouvé déjà en rencontrant la société civile autour du projet de loi sur l’abolition de la peine de mort.

Elle les fait siens sans attendre ni invitation ni autorisation. Elle le fait à sa façon, selon sa démarche de concertation, de consultation de toutes les parties prenantes, en particulier, ceux auxquels les circuits officiels ne donnent pas la parole et qui sont pourtant les premiers concernés.

Le deuxième c’est la hauteur qui a conduit le FDR à convier à la fois la majorité présidentielle et l’appareil d’Etat( représentés à un haut niveau) pour asseoir un dialogue franc et constructif.

L’atelier sur « la sécurité, la stabilité et le développement dans l’espace sahélo-saharien» a réussi, grâce à la clairvoyance du président du FDR, à actualiser pour le rendre plus conforme à la réalité du terrain, le discours sur le nord, dans toutes ses dimensions.

La plupart des partis membres de l’ADP, du FDR, des grands commis de l’Etat et des partenaires extérieurs ont enrichi de leur expérience le débat dans un climat de sérénité, de courtoisie, de convivialité mais aussi de liberté de ton. La pertinence de l’analyse des uns et des autres à séduit plus d’un.

La maturité qui a prévalu dans cet exercice, tant dans le fond que dans la forme, est la preuve que le Mali est au dessus des divergences et requiert l’attention et la participation de tous.

Vivement la suite en février 2008.

S. El Moctar Kounta

03 decembre 2007.