Partager

Elle n’a aucune raison de porter déjà le deuil car les valeureux Black Stars et les robustes Eléphants sont encore de la course et partout, du Cap au Caire, d’Asmara à Bissau, nous garderons les doigts croisés pour eux. Afin qu’ils aillent le plus loin possible. Juste un vœu qui se concrétisera difficilement dans cette compétition où rivalisent les meilleurs muscles et les meilleurs talents de la planète. Surtout un vœu un peu décalé du vécu.

Car l’Afrique n’est pas en train de réaliser sa meilleure coupe du monde. Les super Eagles, à l’image de leur pays, ce géant aux pieds d’argile, ont fait, une fois de plus naufrage au port, passant du sommet à l’abîme en quelques minutes comme l’a toujours fait cette équipe pourtant bourrée de talents. L’Algérie, teigneuse et volontaire a, quant à elle, très mal débuté et à ce niveau, une telle faiblesse peut être fatale. Idem pour le Cameroun qui jouera dans les heures à venir autant son maintien dans la course comme l’avenir de Le Guen.

On ne parle même pas des Bafana-Bafana après leur gamelle contre l’Uruguay. Leur capitaine se gargarise certes en promettant la raclée à la France mais le Mexique a rendu cette perspective plus que douteuse après sa victoire sans bavure contre des Bleus qui n’ont jamais autant mérité leur nom. Le duel France-Afrique du Sud sera un duel sanglant, on l’imagine. Sous les vuvuzelas déchaînés à mort, les Sudaf feront tout pour éviter d’être le premier pays organisateur de l’histoire récente à tomber à ce stade de la compétition.

Et les Français seront animés d’une égale détermination puisqu’ils voudront s’éviter l’humiliation du finaliste sortant étrillé avant les quarts de finale. De surcroît par une équipe africaine. Eux qui n’ont sans doute pas encore oublié la leçon de wolof que les coéquipiers de El Hadj Djouf leur administrèrent au match d’ouverture du Mondial 2002. Des conjectures. La seule certitude qui se dessine est que l’édition 2010 sera le cimetière des coachs.

Adam Thiam

18 Juin 2010