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Le retour au pays du président de la République de sa mission de libération des otages-prisonniers de guerre annoncée à grands coups de battage médiatique par la presse proche du pouvoir a été couronné de l’échec que l’on sait.

Nos compatriotes ne sont pas revenus de leur captivité et d’ailleurs on ne sait même pas leur lieu de détention. Mais ce retour a laissé entrevoir une nouvelle approche, approche qui du fait de sa soudaineté et de son importance à dérouté tant l’opinion nationale qu étrangère.

Il y a seulement quelques semaines tous les journaux contrôlés par Koulouba tiraient à boulets rouges sur l’Algérie, l’accusant de ne pas jouer franc jeu avec notre pays. Partout dans l’opinion il a été laissé entendre que sa main invisible était impliquée dans la rébellion à des niveaux insoupçonnés. Tous les jours, de graves accusations sont proférées en son encontre. Et puis…

Et puis subitement, sans transition, à contre courant de ce que les Maliens tiennent pour une certitude, là voilà, cette Algérie, redevenue l’amie, la sœur, l’incontournable alliée qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être. C’est qu’au détour d’un voyage, on s’est enrichi de découvrir son rôle central dans la gestion de la crise touarègue et sans doute aussi son entregent à faire se parler les parties en conflit. Elle ira donc chercher les nôtres et les ramènera au bercail.

Il est important de noter, à la fois, et le changement de ton et celui d’attitude vis-à-vis du grand voisin du Nord.

Par S. El Moctar Kounta

29 novembre 2007.