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La récente sortie du procureur anti-corruption Sombé Théra rapportée par notre confrère l’Indépendant du 4.12.07 à
propos de l’irrecevabilité, d’un point de vue juridique, de certains rapports du vérificateur général, remet au devant de l’actualité la problématique de la lutte contre la corruption et les moyens de sa répression au Mali..

L’on se rappellera le rang peu honorable que notre pays a récemment occupé dans le rapport de Transparency International et qui avait fâché plus d’un .
Aujourd’hui le juge économique en remettant en cause les conclusions de Bureau du Vérificateur Général crée le doute à propos d’une structure qui dans l’imaginaire populaire est la structure des structures, la solution des solutions.

Il s’agit là d’une première par laquelle il n’est pas exagéré de penser que désormais elle n’effraiera plus personne parce que la preuve, semble t-il, est faite qu’elle-même peut se tromper et s’est même trompé .

Si tel est le cas le Vérificateur Général (l’institution) est en train de devenir un tigre en papier qui à force de semonces, comme ce fut le cas dernièrement avec le ministère de la santé, perdra son nerf vital. Il y a fort à parier qu’à ce rythme,si le Bureau ne relevait pas la tête pour conter le désaveu, nous nous disputerons la place de la nation la plus corrompue au prochain relevé de compteur de Transparency .

S. El Moctar Kounta

05 Décembre 2007.